mercredi 22 février 2012

Le Cuisine Actuelle de Mars, vous êtes prêts pour vous régaler ?

Je suis un peu en retard pour vous annoncer la parution du dernier Cuisine Actuelle, celui de Mars, qui est paru la semaine dernière. C'est que le printemps est en retard aussi...

CAMARS2012

Mais ce n'est pas une raison pour ne pas essayer la blanquette de veau à la vanille que je vous ai mijotée dans ce numéro. Si vous êtes moins aventureux, ne vous inquiétez pas, elle est aussi bonne en traditionnelle, avec un bouquet garni à la place de la vanille. J'en profite pour rectifier une coquille qui s'est glissée dans le conseil du choix des viandes : "Choisissez des morceaux avec et sans os (tendron, épaule, bas de carré ou jarret)". Les mots soulignés se sont égarés dans le journal, ça arrive parfois, et sans eux, ça devient bête car la liste des viandes citées comporte aussi des morceaux avec os.  voilà c'est fait, ouf je peux dormir tranquille.

Dans ce numéro, vous trouverez aussi un dossier d'entrées fraîches, originales et superbement bien présentés. Les recettes des produits de saison, lieu jaune*, pomme, céleri rave... Un dossier agrumes qui plaira à beaucoup, avec entre autres une tarte meringuée, une soupe japonisante, un carrelet rôti , un chutney et une crème au combava. Et pour se réconforter, un goûter à l'anglaise avec des scones, des sandwiches au concombre (ça c'est délicieux, si, si, je vous assure, essayez pour voir, avec une tasse de thé), des cookies et cupcakes. (Je vous l'accorde, on traverse un peu l'Atlantique). Il y a aussi un grignotage exotique avec des bouchées amusantes, un dossier sur le galanga et un autre pour revisiter le gâteau de la Forêt Noire.  Et d'autres choses que je vous laisse découvrir, quand même, il faut bien un peu de suspense...

*J'ai essayé la recette du lieu jaune au citron confit, elle est top !

Posté par _Marie_Claire_ à 12:25 - Du ciel - Commentaires [ 3] - Rétroliens [ 0]
Tags :


samedi 18 février 2012

Une bonne brioche pour toute la semaine

 

L'hiver c'est le temps de l'intériorité, du repli et des douceurs. Faire des brioches est une délicieuse manière de passer l'hiver. Je vous la recommande. On la regarde pousser bien au chaud, puis on déguste cette brioche douillette, parfumée au citron, avec un bon café, un thé ou un chocolat chaud.

brioch0

Regardez comme elle est belle avec ses volutes qui tournent, elle ressemble à une grande fleur. Je n'étais pas peu fière en la sortant du four.

Et côté mie, c'est frais et moelleux comme on aime. Le citron lui donne un parfum très agréable.

brioch000
Elle n'est pas trop grasse, riche juste ce qu'il faut pour être moelleuse et savoureuse. C'est pour cela que c'est une brioche pour la semaine. Vous n'aurez aucune culpabilité à vous en couper une tranche.(Je vous réserve pour une autre fois ma démentielle brioche du dimanche et des grands jours).

Bon, vous avez envie de la faire maintenant ? N'hésitez pas, elle est difficilement ratable. Et puis je vais vous expliquer tous les détails. Si vous ne comprenez pas quelque chose, je réponds aux questions dans les commentaires.

Pour un moule de 25 cm
500 g de farine
20 g de levure fraîche de boulanger (ou 7 g de levure sèche instantanée)
230 g de lait tiède
50 g de sucre
Le zeste râpé d'1 citron bio
1 cuil. à café de sel
2 œufs
120 g de beurre

50 g d'écorce de citron confite coupée en dés
50 g de raisins secs macérés dans 4 cuil. à soupe de rhum
1 oeuf pour la dorure et 1 cuil. à soupe de sucre en grains

Mettez la farine dans un grand saladier, ou dans le bol du robot pétrisseur. Faites un creux au centre, émiettez-y la levure. Versez un peu de lait tiède (attention, tiède ne veut pas dire chaud) et mélangez en amalgamant un peu de farine, pour faire une pâte molle. recouvrez-la de farine et laissez-la reposer dans un endroit bien au chaud, par exemple près d'un radiateur.

Environ 15 à 20 minutes plus tard, votre pâte va avoir crevassé la farine qui la recouvre, ça veut dire qu'elle est prête. Ajoutez le reste de lait, le sucre, le zeste, le sel, les œufs et 40 g de beurre fondu. Pétrissez tout cela jusqu'à ce que la pâte ne colle plus. Si vous pétrissez au robot, faites-le à vitesse 2 maximum et pétrissez jusqu'à ce que toute la pâte se rassemble autour du crochet  et se détache complètement du bol, même au fond. Si vous pétrissez à la main, la pâte va finir par se détacher du plan de travail quand vous tirerez dessus.

Faites une boule avec la pâte, mettez-la dans le saladier, couvrez d'un linge et laissez-la reposer 2 heures dans son endroit chaud, à 24-25 °C. S'il fait froid, ce sera plus long.

Après les 2 heures, la pâte doit avoir au moins doublé de volume. Renversez-la sur le plan de travail légèrement fariné.

brioch1 brioch2

Aplatissez-la avec la main, jusqu'à faire un rectangle d'environ 1 cm d'épaisseur, et 30-40 cm de côté. Faites fondre le reste de beurre et badigeonnez-en toute la surface de la pâte.

brioch3 brioch5

Mélangez les raisins avec les écorces de citron, éparpillez-les sur la pâte. Coupez-la ensuite en 2, puis chaque partie en 6 bandes, de manière à obtenir 12 bandes en tout d'environ 20 sur 6 cm.

brioch6 brioch7

 Il ne vous reste plus qu'à rouler chaque bande sur elle-même, et à les disposer debout dans le moule beurré. Elles vont vous sembler flotter dans l'espace du moule trop grand, c'est normal : elles vont gonfler et il faut leur laisser de la place ! Couvrez d'un tissu et laissez reposer au chaud jusqu'à ce que les rouleaux remplissent tout le moule. Chez moi ça a mis 3 heures. Préchauffez le four à 180°C, un peu avant la fin des 3 heures.

brioch8 brioch9

Et voilà, ils sont bien dodus, on badigeonne la dorure et si on veut, on saupoudre de sucre en grains. Et on enfourne en bas du four.

 brioch00

La cuisson dure environ 40 minutes, la brioche doit être bien dorée. Vivement le petit déjeuner. Je me demande si elle va durer toute la semaine...

Posté par _Marie_Claire_ à 07:29 - Du miel - Commentaires [ 32] - Rétroliens [ 0]
Tags : , ,

mardi 14 février 2012

Joue de porc mijotée à la sauge et au vin blanc

 

C'est l'hiver, on se dorlote de bons petits plats moelleux et pleins de tendresse. La joue de porc est bon marché et très savoureuse. On en profite, avec cette cocotte toute simple et tellement bonne !

joue1

La joue de porc, certains la font juste sauter à la poêle et la cuisent rapidement, moi je n'aime pas. Si on est pressé c'est dur et caoutchouteux. Alors qu'en la mijotant longtemps et tout doucement, ça s'attendrit ça devient délicat et fondant. Comptez entre une heure un quart et une heure quarante de cuisson. Pas moins, mais pas plus non plus, sinon ça va se défaire.

Pour 4 personnes :

8 à 12 joues de porc parées par le boucher, selon leur taille et selon l'appétit
2 cuil. à soupe de graisse de canard
8 échalotes émincées
2 carottes en rondelles
1 gousse d'ail entière
1 branche de sauge
1 brin de thym
1 feuille de laurier
15 cl de vin blanc sec
Sel, poivre du moulin

Faites revenir les joues de porc salées et poivrées dans la graisse de canard, en plusieurs fournées, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées de tous côtés. Prenez votre temps. Il faut que ça caramélise un peu, c'est là que c'est appétissant.

Émincez les échalotes, faites les blondir à leur tour quand toute la viande a été colorée. Ajoutez les carottes, l'ail, les herbes aromatiques. Mouillez de vin blanc, assaisonnez et portez à ébullition. Remettez ensuite la viande dans la cocotte, couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 1 h 30.

Et c'est tout.

jouegp

Après, vous servez avec le légume de votre choix. Une bonne purée de pommes de terre ou de céleri, une embeurrée de chou, des petits navets cuits dans un bouillon... un gratin de pommes de terre, des endives braisées, miam. Et s'il reste du jus de cuisson, il va assaisonner un plat de pâtes avec une bonheur que vous n'imaginez pas.

Posté par _Marie_Claire_ à 12:20 - Du sel - Commentaires [ 15] - Rétroliens [ 0]
Tags : , , ,

vendredi 10 février 2012

Le Cheval Blanc à Niedersteinbach : juste du bonheur.


Niedersteinbach, on y arrive après un long périple. C'est dans le nord de l'Alsace, au bout d'une route merveilleuse, une route comme dans les contes de fées, qui longe une rivière perdue dans d'immenses forêts, où l'on passe entre des écureuils et des chevreuils furtifs. On se dit que Hänsel et Gretel doivent jouer là pas loin dans une clairière. C'est entre Bitche et Wissembourg, une région riche en bonnes tables autant qu'en forêts mystérieuses. Aujourd'hui, pas d'emphase, juste du bonheur. Et rien d'autre.

chvlbl

Dans le village niché au cœur des bois, on ne peut manquer cette grande maison alsacienne et son vaste parking pratiquement toujours plein ! Oui, en Alsace, les bonnes maisons sont reconnues et on s'y précipite, je suppose qu'en cette province on aime le bonheur. Le chef, Michel Zinck, est un vieux de la vieille (enfin c'est une façon de parler, il n'est pas si vieux quand même), qui a débuté dans de belles maisons comme Lameloise à Chagny, ou Georges Blanc à Vonas, si, si. On vient chez lui pour déguster une cuisine classique, un brin régionale, où transpire non pas le bling bling, mais de la sincérité, de l'amour, n'ayons pas peur des mots, derrière un métier éprouvé.

Si toutefois vous étiez impressionnés pas ces hauts murs, la gentillesse du service dirigé avec le sourire de Madame Zinck vous met à l’aise tout de suite. Le rapport qualité-prix des menus semble incroyable, mais malgré le décor de contes de Grimm, poêle en faïence et boiseries, c'est vrai. 

Ce jour-là, c'était à la fin de l'automne. Après les bouchées apéritives qui sont de grande qualité avec la fraîcheur fruitée d'un muscat, cette terrine de caille et ris de veau a fait notre bonheur, entourée de fraîches salades de petites pousses et d'un petit œuf de caille au plat. Une belle tranche de terrine très goûteuse, faite dans les règles de l'art, bien assaisonnée, incrustée de pistaches, et de morceaux de viande.

terrinerdv


C'est la saison du gibier, le civet des Seigneurs nous tend les bras. La viande peut varier selon l'approvisionnement : chevreuil, biche, cerf, sanglier, mais la recette est toujours la même et on ne s'en plaint pas : un long mijotage dans le vin lui donne toute sa saveur.

civet

La sauce est dense, corsée, parfumée, la viande fondante à souhait, c'est un vrai délice.

garnit spatz

Les garnitures sont classiques et généreuses : purée de châtaigne, quenelle de pomme de terre et figue rôtie. Et les spätzle maisons sont fameux ! Un pinot noir de Colette Faller là-dessus, et tous les anges du paradis sont autour de la table.

En d'autres saisons, on se régale aussi avec la sublime quenelle de brochet gratinée dans sa sauce. J'en rêve encore. Ou le loup en croûte de sel qu'on vient vous présenter à table dans sa gangue, et le découper devant vous à l'ancienne.

Pour le dessert, on peut opter pour le vacherin glacé, le croustillant de crème brûlée à la rhubarbe, ou encore le chariot de dessert.  C'est qu'il a trois étages, le chariot de dessert, trois étages de pâtisseries du jour, entremets, crèmes, mousses ou salades de fruits qui font craquer tous les gourmands et rendent le choix difficile. Vous pouvez prendre de tout si vous avez encore faim, mais compte tenu de la générosité des plats... Ce jour-là, il y avait de la tarte aux quetsches toute fraîche sur le chariot, alors pour moi le choix fut vite fait.

dess tarte

La tarte aux quetsches était divine. La prochaine fois, je prendrai le vacherin. Il ne reste plus qu'à aller faire une grande promenade dans la forêt. Cela tombe bien : les chemins de randonnée ne manquent pas à partir du restaurant. En ce moment ils doivent être sous la neige. Pensez-y, les vacances de février ne sont pas loin.

Le Cheval Blanc
11, rue Principale
67510 Niedersteinbach
Tél. 03 88 09 55 31

Posté par _Marie_Claire_ à 07:19 - Du ciel - Commentaires [ 3] - Rétroliens [ 0]
Tags : ,

lundi 6 février 2012

Pain au saindoux, aux noix et raisins, sur levain naturel ou levure

Non, ne fuyez pas en poussant des cris horrifiés, ne jetez pas de l'eau bénite sur votre ordinateur, ne faites pas le signe de croix, n'appelez pas un exorciste. Vous n'allez pas être transformés sur place en motte de cholestérol, vous n'allez pas être voués aux gémonies des diktats impérialistes de la diététique moderne, aucun oukase ne vous obligera à faire pénitence au pain sec et à l'eau jusqu'à la trente-septième génération. 

painsaindou

Ce pain bat tout les records de moelleux et de longue conservation : une semaine après la cuisson, la mie est encore souple. Le saindoux le parfume et lui donne toute sa douceur, avec une texture briochée. Je lui ai ajouté des noix et des raisins secs, et l'ensemble était très réussi. Au petit déjeuner, mais aussi avec une soupe, du fromage ou sous une tranche de jambon, il n'a pas fait long feu...

Oui, le saindoux est de la graisse animale. Et alors ?

C'est même la graisse du porc, généralement celle de la poitrine, qu'on a fait fondre après avoir retiré la viande. Il était beaucoup utilisé autrefois dans la cuisine, à l'époque où l'huile et le beurre étaient chers, et les considérations diététiques autres que celles d'aujourd'hui. C'était souvent la seule matière grasse utilisée dans routes lés régions où l'on élevait des cochons, c'est à dire de Dublin à Pékin, pour résumer. Et ce jusqu'au trois quarts du XX° siècle. Et oui, l'humanité a survécu. On l'utilise encore pour certaines recettes traditionnelles dans le Nord et dans l'Est, telles que la choucroute, ou certaines fritures, ainsi que dans la cuisine d'Europe de l'est et la cuisine asiatique, ainsi que la cuisine mexicaine.

Il fut victime après la seconde guerre mondiale de la propagande des producteurs de margarine et d'huile, d'abord celle de tournesol (ceux qui ont plus de vingt ans se souviendront de cette pub vantant les bienfaits d'une "huile légère", et  cette autre où les petites frites plongeaient avec délice dans leur bain de margarine). Et aujourd'hui c'est la propagande pour l'huile d'olive. Autres temps, autres mœurs et autres théories. D'ailleurs si je vous dit "lardo di Colonata", ou son cousin "lard d'Arnad" là bizarrement, plus personne ne rouspète, car ces merveilles sont des produits médiatisés et remis à la mode par quelques grands chefs cuisiniers dont personne n'oserait soupçonner le moindre dessein de nous empoisonner.

Le saindoux ne rancit pas, se conserve très longtemps et peut supporter des températures plus élevées que la plupart des huiles et évidemment du beurre. Il ne fume pas à haute température et donne des fritures extrêmement croustillantes et d'une belle couleur dorée. Si on l'intègre dans les pâtes à gâteaux, ou à tartes, celles-ci ont une texture délicatement craquante et fondante. Certes il contient des graisses saturées, que honnissent les diététiciens à la mode et à la solde de l'agro-industrie, mais moins que le beurre. Il contient beaucoup de graisses mono-insaturées, et ce sont celles qui fait baisser le cholestérol LDL (c'est le mauvais, celui qui bouche les artères) et augmenter le HDL (c'est le bon, celui qui les débouche). D'autre part il ne contient aucune graisse trans, contrairement à la margarine, et est riche en vitamine D.

Et toc.

On l'achète chez le charcutier (certains même vous le donneront gratuitement), ou en grandes surfaces où il se cache soit avec la viande de porc, soit au rayon des margarines.

Revenons au pain. Vous allez être étonnés par son bon goût et son moelleux.

Voici d'abord la formule pour la panification au levain :

painsaindetPour un pain d'1 kilo environ :

160 g de levain mûr
400 g de farine de blé T 65
10 g de sel
250 g moitié eau, moitié lait
80 g de saindoux à température ambiante
100 g de raisins secs
100 g de cerneaux de noix concassés

Le levain : préparez-le avec votre levain chef (voir ICI) que vous rafraîchirez avec 60 g d'eau et 100 g de farine, environ 4 heures avant, et que vous placerez au chaud pour avoir les 160 grammes de levain prêt à la panification.

La pâte finale : faites un creux au centre de la farine, versez-y le liquide, le sel et le levain. Pétrissez jusqu'à ce que la pâte se détache de la cuve du robot ou du plan de travail. En fin de pétrissage, ajoutez le saindoux les raisins et les noix. Etirez et rabattez la pâte sur elle-même trois ou quatre fois pour lui incorporer de l'air, puis faites une boule et mettez-la dans un saladier, couvrez et laissez reposer 3 à 4 heures à température ambiante.

Après ce repos, renversez la pâte sur le plan de travail. Etirez-la et rabattez-la encore une ou deux fois, puis faites une belle boule. Placez-la dans un banneton couvert d'un linge bien fariné, couvrez d'un autre linge et laissez-la reposer toute la nuit, toujours à température ambiante. Elle peut rester jusqu'à 12 heures. (Le mieux est de la faire le soir, et de la laisser reposer toute la nuit.)

La cuisson : le lendemain matin, préchauffez le four à 250°C (th 8-9). Placez la lèchefrite sur la sole du four et la grille juste au dessus. Renversez le pain sur une plaque de cuisson. Incisez-le avec une lame de rasoir et enfournez-le. Versez aussitôt 25 cl d'eau dans la lèchefrite et fermez vite la porte. Baissez le thermostat à 200°C (th 6-7). Laissez cuire 50 minutes environ.  Laissez-le ensuite refroidir  sur une grille. Vous pouvez aussi partager la pâte pour faire 2 pains, dans ce cas, la cuisson durera seulement 45 minutes.

painsaind2

Si vous n'avez pas de levain, voici la formule pour faire ce pain à la levure de boulanger :
500 g de farine T 65
310 g d'eau + lait
20 g de levure de boulanger fraîche, ou 1 sachet de levure déshydratée
10 g de sel
80 g de saindoux à température ambiante
100 g de raisins secs
100 g de cerneaux de noix concassés

Le pétrissage est le même, les temps de levée seront changés :
- 1° levée 1 h à température ambiante, puis au frigidaire pendant 12 h.
- 2° levée à 23-24 °C pendant 2 à 4 heures, jusqu'à ce que le pain triple de volume.

La cuisson est inchangée.

Si vous le faites, que ce soit au levain ou à la levure, dites-moi ce que vous en pensez !

Posté par _Marie_Claire_ à 15:03 - Du sel - Commentaires [ 25] - Rétroliens [ 0]
Tags : , ,




jeudi 2 février 2012

Une soupe réconfortante pour les frimas


Le dicton a raison : "A la chandeleur, l'hiver meurt ou prend vigueur". Il semble que cette année, l'hiver soit en forme. Ce qui est amusant, dans les médias, c'est que ça étonne du monde qu'il fasse froid en hiver, et chaud en été. Tandis que vous préparez votre pâte à crêpes pour ce soir, je vais vous réchauffer avec cette bonne soupe, inspirée de la garbure ou de la soupe au chou, qui est un plat complet à elle tout seule.

soupochgp1

Des légumes, des féculents, de la saucisse et un bouillon parfumé... Après un bol de cette bonne soupe, vous n'aurez plus froid, je vous le garantis ! Je vous donne la recette pour 2, vous saurez multiplier.

Pour 2 personnes frigorifiées et affamées :
2 cuil. à soupe de graisse de canard ou d'oie
1 oignon, pelé et émincé
1 belle gousse d'ail hachée
1 carotte, pelée et en rondelles
1 poireau, nettoyé et émincé
1/4 de chou frisé, en fines lamelles
1 grosse pomme de terre pelée et taillée en petits dés
2 saucisses fumées de Montbéliard
1 feuille de laurier
1 brin de thym
1 poignée de haricots azukis préalablement trempés 12 heures dans de l'eau froide
Sel, poivre

Les azukis sont des petits haricots rouges utilisés dans la cuisine asiatique, et surtout japonaise. Ils sont très digestes et délicieux, avec leur petit goût de noisette. Vous pouvez les remplacer par des lentilles, ou des haricots rouges ou blancs type lingots ou cocos.

Une fois que vous avez nettoyé et coupé tous les légumes, faites chauffer la graisse de canard dans une grande cocotte. Faites-y blondir l'oignon. Ajoutez l'ail, la carotte, le poireau et le chou. Faites revenir en remuant quelques minutes, puis ajoutez la pomme de terre et mouillez d'eau à hauteur. Placez au centre  le laurier, le thym, salez et poivrez, puis installez les saucisses au milieu de tout ça.

Portez à ébullition, couvrez et laissez mijoter 30 à 40 minutes. Parallèlement, faites cuire les azukis à l'eau bouillante non salée jusu'à ce qu'ils soient tendres, mais pas en purée. (Goûtez souvent après 20 min). Lorsqu'ils sont cuits, égouttez-les et ajoutez-les dans la soupe. Je les fais cuire à part car ils colorent le liquide de cuisson en rouge-marron, ce qui rend la soupe moins jolie.

Vous avez oublié de faire tremper les azukis ? Pas de panique, moi aussi j'avais oublié. Voilà comment je m'en suis sortie, et c'était parfait : j'ai mis les haricots dans un récipient d'eau et j'ai fait bouillir 5 minutes au micro-ondes. Puis je les ai égouttés, et remis à bouillir 5 min avec une nouvelle eau. J'ai recommencé, et cette fois j'ai mis une pincée de biocarbonate de sodium dans l'eau (mais surtout pas de sel) et je les ai fait bouillir jusqu'à ce qu'ils soient tendres, ça a pris environ 30 minutes. Ils étaient juste al dente comme il faut.

Pour servir, prélevez les saucisses et coupez-les en rondelles, remettez-les dans la soupe. Goûtez et assaisonnez, vous pouvez ajouter un trait de sauce soja, c'est délicieux avec le chou et la viande fumée.

soupochou

Servez avec de grosses tranches de pain au levain, et c'est le bonheur assuré, même s'il fait moins 15 !

Posté par _Marie_Claire_ à 10:57 - Du sel - Commentaires [ 22] - Rétroliens [ 0]
Tags : , ,

lundi 30 janvier 2012

La crème renversée comme vous n'en avez jamais mangé


Dans la série : les grands classiques indémodables, voici la crème renversée. Trop classique ? Elle a été tellement médiocrement copiée par l'industrie qu'on a oublié sa vraie saveur. Quand elle est bien faite c'est de la soie sous un manteau de caramel. Et celle-ci est tellement slow food que c'en est une merveille. Redécouvrez-la, avec cette recette oubliée, je vous garantis des sensations fabuleuses.

cremerenversee

Et si vous arrivez à trouver du lait cru de ferme, alors là, c'est le paradis. C'est dans le livre de Madame Saint Ange que j'ai trouvé le truc étonnant pour obtenir un résultat très onctueux, avec une saveur lactée incomparable. Oui, c'est plus long à préparer. Mais c'est comme ça. Si vous êtes pressés, achetez un Flanby et allez pleurer dans votre coin.

A préparer la veille — Pour 6 personnes (un moule de 1 l à 1,25 l)

Pour le caramel :

creme2100 g de sucre

Pour la crème :
1 litre de lait entier
1 gousse de vanille
5 jaunes d'oeufs
3 œufs
150 g de sucre

Le lait :
À la lecture des ingrédients, vous vous demandiez peut-être par quelle magie on peut faire tenir un litre de lait, plus des œufs et du sucre dans un moule d'un litre ? Non, pas d'erreur de frappe.

Pour que la crème soit absolument lisse comme celle-ci, l'eau du bain marie ne doit jamais bouillir.

On va commencer par faire réduire le lait. C'est le truc de madame Saint Ange, pour les lecteurs de son époque qui habitaient à la ville et ne pouvait se fournir en bon lait bien crémeux et riche. Après avoir essayé, je peux vous dire que cela fait toute la différence. Donc mettez le lait dans une casserole à fond épais, ajoutez la vanille fendue dans la longueur dont vous aurez raclé les graines. Portez-le à ébullition.

Surveillez ! Ce n'est pas le moment d'aller répondre au téléphone. Dès que l'ébullition est atteinte, baissez le feu pour que le lait ne déborde pas et laissez-le bouillotter tout doucement en remuant de temps en temps jusqu'à ce qu'il réduise d'un bon tiers. Il ne doit en rester que 55 à 60 centilitres. (Soit 550 à 600 grammes). Ce n'est pas encore du lait concentré, mais c'est l'idée. Attention, s'il reste trop de lait, votre crème ne se tiendra pas quand vous la renverserez, donc respectez bien les quantités et cuisez le temps qu'il faut. Au moins 40-45 minutes, c'est selon la casserole utilisée et la source de chaleur.

Le caramel :
Comme cela prend du temps et qu'on n'a plus besoin de surveiller le lait si on a bien réglé le feu, on peut s'occuper du caramel. Beaucoup de lecteurs me disent qu'ils ratent le caramel. Avec mes conseils, ils vont le réussir enfin !

D'abord éloignez les enfants, car c'est dangereux ; la température du sucre monte presque à 200 degrés et une goutte tombée sur un doigt fait très mal, et je ne vous parle même pas d'une casserole renversée !

Choisissez un moule à charlotte à fond épais non bosselé et pouvant aller sur la flamme. Sinon, prenez une casserole et vous transvaserez la caramel une fois terminé dans le moule. Mettez-y sucre, sans le mouiller, et posez-le sur feu vif. Ayez à proximité un torchon ou une manique pour ne pas vous brûler en saisissant le moule, et un récipient  d'eau froide pour y tremper le fond du moule et stopper la cuisson si elle allait trop vite.

Surveillez encore, ce n'est  toujours pas le moment d'aller répondre au téléphone. Le sucre va fondre. S'il ne fond que d'un seul côté, inclinez le récipient pour équilibrer la cuisson sur toute la surface. Ne mélangez pas avec une spatule ou autre. Plus tard lorsque le sucre commence à se colorer, inclinez le moule et agitez-le par mouvements tournants pour homogénéiser la couleur. Laissez cuire jusqu'à ce que le sucre devienne d'un beau blond foncé ambré, retirez-le du feu. Si le sucre brunit trop vite, trempez immédiatement le fond du moule dans l'eau froide, car le caramel brûlé est amer. Quand le caramel a la bonne couleur, retirez du feu et inclinez le moule en tous sens pour tapisser les bords de caramel jusqu'en haut. Laissez refroidir. Pensez que le caramel va continuer un peu à  cuire, donc à foncer entre le moment où vous le retirerez du feu et le moment où il va refroidir.

La crème :
Préchauffez le four à 120°C (th 4). Votre lait a réduit, ôtez la gousse de vanille et ajoutez le sucre, mélangez jusqu'à ce qu'il soit fondu puis retirez du feu. Battez les œufs entiers et les jaunes en omelette dans une jatte. Tout en fouettant, incorporez peu à peu le lait. Versez la préparation dans le moule à travers une passoire fine.

La cuisson :
Placez la crème dans le four dans un récipient plus grand, par exemple un plat à gratin à bords hauts. Versez-y de l'eau bouillante jusqu'à mi hauteur du moule à charlotte. Laissez cuire... le temps qu'il faut. Une heure à une heure et demie. La surface de la crème va dorer. On teste la cuisson en tapotant la surface, elle doit être ferme, très légèrement tremblotante, on doit sentir que c'est pris à l'intérieur. Éteignez le four et laisser-y refroidir la crème pendant 1 heure sans l'ouvrir. Placez-la ensuite au réfrigérateur pendant au moins 4 heures. Le mieux est d'attendre le lendemain, le démoulage sera plus sûr.

cremerenventiere

Si vous avez pris soin de bien tapisser le moule de caramel jusqu'en haut, vous n'aurez  pas cette rangée de traces à mi hauteur de la crème. (Là où il n'y a pas de caramel, ça colle)

Le démoulage :
Et c'est seulement à ce moment-là qu'on pourra la démouler. Avec la pointe d'un couteau, décollez tout le bord supérieur afin de faire entrer de l'air entre la crème et le moule. Si tout se passe bien, alors le caramel remonte et la crème semble flotter dans le moule. Posez le plat de service sur le moule, et retournez le tout ensemble. Soulevez le moule : votre crème est démoulée, le caramel coule en la nappant, c'est une merveille.

 

Posté par _Marie_Claire_ à 15:08 - Du miel - Commentaires [ 61] - Rétroliens [ 0]
Tags : , , ,

jeudi 26 janvier 2012

Mon petit chat, que dirais-tu d'une bonne souris mijotée aux épices ?


Hé, je veux parler d'une souris d'agneau, bien sûr : cette pointe du gigot délicate et moelleuse qui nous envoûte à la première bouchée. Un régal d'hiver : une viande tendre et parfumée cuite en cocotte dans un bouillon épicé de cannelle, cardamome, girofle et anis étoilé, quelques carottes et beaucoup d'échalotes fondantes, à servir avec de la semoule de couscous ou du boulghour.

souris1

Le bouillon est épaissi par une poignée de lentilles corail qu'on y jette avant la fin de la cuisson. Elles se fondent dans la sauce, lui donnant une consistance plus épaisse, sans avoir à y mettre de la farine (attention, la sauce sera épaissie, mais sans être liée). C'est léger, équilibré et surtout c'est très savoureux. Pratique, ça peut se préparer la veille et se réchauffer sans problème.

Pour 4 personnes :
2 à 4 souris d'agneau, selon l'appétit (1 souris donne une portion copieuse pour 1 personne)
Huile d'olive
8 échalotes pelées et coupées en 4 dans la longueur
4 carottes en rondelles
1 éclat d'anis étoilé, 4 gousses de cardamome, 1 petit morceau de cannelle, 3 clous de girofle.
1 feuille de laurier
Environ 70 cl de bouillon de volaille ou de légumes
100 g de lentilles corail
Sel, poivre du moulin.

Pour accompagner : 300 g de semoule à couscous, 2 cuil. à soupe de raisins secs.

Dans une poêle, faites revenir les souris salées et poivrées dans l'huile d'olive, en les tournant pour qu'elles soient bien colorées de tous côtés. (Je fais-cela dans une poêle parce que ma cocotte n'est pas assez grande pour les contenir toutes à plat). Au fur et à mesure, mettez-les dans une grande cocotte. Faites revenir à leur place les échalotes, puis les carottes, transférez-les à leur tour dans la cocotte. Ajoutez les épices, mouillez de bouillon jusqu'à mi hauteur de la viande. Salez peu. Portez à ébullition, puis couvrez, baissez le feu et laissez mijoter pendant 2 heures. Après 1 h, ajoutez les lentilles corail, poursuivez la cuisson. A la fin, goûtez et rectifiez l'assaisonnement, poivrez au moulin et servez avec la semoule.

sourisfused

Préparer la semoule (que je n'ai pas photographiée) :
Mettez la semoule et les raisins dans une jatte, versez dessus le même poids d'eau bouillante salée, couvrez et laissez gonfler 5 minutes. Égrenez ensuite la semoule avec une fourchette en lui incorporant un filet d'huile d'olive à votre goût. Si vous utilisez du boulghour, suivez les indications du paquet.

cerealissim-express-orienta Nous avons goûté en accompagnement des souris le mélange de céréales "céréalissim' express mélange oriental", de la marque Bjorg, et nous avons beaucoup aimé. Avec un filet d'une bonne huile d'olive, c'était délicieux, surtout nappé de la sauce des souris. Mais je ne les ai pas écoutés pour la quantité : ils préconisent un seul sachet pour 4 personnes (ce sont des sachets de 160 grammes, qu'on réhydrate avec 250 g d'eau bouillante), et franchement c'est un peu juste ! Ça dépend évidemment de l'appétit, mais un sachet pour 2, c'est mieux, sinon les invités vont se regarder en chiens de faïence, surtout s'il y a des ados, ou des jeunes adultes parmi la tablée. La composition semble exempte d'additifs ou autres cochonneries : Couscous de blé complet 74.7%, flocons de blé, son de blé 5%, raisins secs, sel marin, paprika, sésame complet, cannelle, cumin, flocons de quinoa, flocons de pois chiche, persil ; et c'est pourquoi je vous en parle. Je ne suis absolument pas sponsorisée par la marque Bjorg, ni aucune autre d'ailleurs. Cette semoule est déjà salée, ne salez donc pas l'eau pour la réhydrater.

Autre suggestion : les souris iront très bien aussi avec une purée de pommes de terre, de potiron, ou de panais. A vos cocottes !

Posté par _Marie_Claire_ à 09:56 - Du sel - Commentaires [ 16] - Rétroliens [ 0]
Tags : ,

mercredi 25 janvier 2012

En février, tu te laisseras tenter...


Le nouveau Cuisine Actuelle est sorti ! Voici ce que vous propose la rédaction ce mois-ci : des recettes pas banales pour vous régaler tous les jours avec des idées pour voir la vie en pure gourmandise.

CAFEV2012En vedette, des mousses et espumas aériennes et gourmandes, à essayer avec le nouveau siphon que le père Noël n'a pas manqué de vous apporter. 

Des idées pas ordinaires pour utiliser la choucroute, en cake, en rouleaux de saumon, et même en verrine, si, si, second degré... Avouez que c'est rigolo, la choucroute en verrine !

Le magret de canard en 5 façons, vous fera voyager : au chou rouge et à la mangue, aux cacahuètes,  au pain d'épices et céleri.

Voyez la vie couleur rouge passion le jour de la saint Valentin, c'est tout un menu de cette couleur qu'on vous propose.

Ce mois-ci je me suis attelée à vous régaler pour la chandeleur de crêpes irrésistibles dont vous pourrez faire tout un repas, du salé au sucré : aux légumes à la provençale, aux langoustines, gratinées à la Morteau, flambées à l'orange ou à la marocaine arrosées de miel et d'huile d'argan, et d'autres encore.

Et dans la rubrique "pas si classique", c'est les bouchées à la Reine qui s'émancipent en voyageant au bord de la mer comme des grandes. J'ai des envies d'ailleurs, moi, pas vous ?

Posté par _Marie_Claire_ à 07:49 - Du ciel - Commentaires [ 6] - Rétroliens [ 0]
Tags :

dimanche 22 janvier 2012

Cheesecake à la banane caramélisée

 

La banane est un fruit étonnant car elle n'a pas le même goût cuite que crue. Crue, elle est souvent fade et farineuse, sauf si elle est bien mûre. Il faut la consommer quand sa peau devient couleur léopard, c'est là qu'elle est à son point optimum. Mais cuite, elle devient très parfumée, fondante, agréable. C'est idéal pour un dessert d'hiver !

 cheesecakebanane

Ce cheesecake allie la douceur d'une garniture au fromage blanc et crème de coco parfumée de vanille avec une couche de banane caramélisée très gourmande, rehaussée d'une larme de rhum, qui ne nous fera pas pleurer.

Pour 6/8 personnes :

cheeseckbn300 g de sablés bretons
120 g de beurre fondu
500 g de fromage frais
200 g de crème de coco
150 g de sucre
1 gousse de vanille
1 citron
4 œufs

3 à 4 bananes mûres
20 g de beurre
60 g de sucre
1 trait de rhum blanc

• Les sablés bretons : on peut aussi utiliser des petits beurre, ou des speculoos. Mais pour avoir déjà essayé les trois, je trouve que les sablés bretons donnent une croûte meilleure, plus croustillante, moins dure, mais qui se tient bien.

• Le fromage frais : prenez du fromage type Philadelphia ou St Moret, ou du fromage en faisselle très très bien égoutté.

• La crème de coco, plus épaisse que le lait de coco, se trouve en grande surface, en boîte ou en brique, sous la marque Kara, par exemple.

Préchauffez le four à 180°C. Tapissez le fond d’un moule à bords amovibles de 23 cm avec un rond de papier sulfurisé. Emiettez finement les sablés dans un saladier. Faites fondre le beurre et versez-le sur les biscuits, mélangez bien. Répartissez dans le moule en tassant avec les mains contre le fond et en les faisant remonter sur les bords. Placez au réfrigérateur.

Mélangez au fouet le fromage, la crème de coco et le sucre, jusqu’à ce que la préparation soit bien lisse et homogène. Fendez la vanille dans la longueur et grattez les graines, ajoutez-les. Râpez le zeste du citron puis pressez le. Ajoutez le zeste et 2 cuillères à soupe de jus de citron dans le fromage. Incorporez ensuite les œufs un par un, mélangez bien.

Versez la crème au fromage dans la croûte de biscuits. Egalisez la surface avec une spatule. Faites cuire en bas du four pendant 45 minutes, la crème ne doit pas colorer, si c'est le cas, baissez un peu le thermostat. C'est cuit quand la crème est ferme sous la pression du doigt.

Quand le gâteau est cuit, laissez-le refroidir dans son moule avant de le placer au réfrigérateur au moins 2 heures avant de le démouler sur le plat de service. Sinon vous risquez de le briser. Ce qui serait dommage.

Pendant ce temps, on s'occupe des bananes.

Pelez-les et coupez-les en rondelles en biseau de 1 cm d'épaisseur. Chauffez le beurre avec le sucre dans une grande poêle à feu vif et faites cuire jusqu'à caramélisation. Ajoutez les rondelles de bananes côte à côte, sans qu'elles se chevauchent. Faites les cuire environ 1 min sur chaque face dans le caramel, elles doivent être tendres mais surtout pas en compote. Retirez-les et rangez-les sur la surface du cheesecake.

Versez le rhum dans la poêle, grattez avec une spatule tout en mélangeant à feu vif. Versez doucement le caramel sur les bananes. Laissez refroidir complètement avant de déguster, et racontez-moi comment vous l'avez trouvé.

Posté par _Marie_Claire_ à 07:18 - Du miel - Commentaires [ 24] - Rétroliens [ 0]
Tags : , , , ,

mercredi 18 janvier 2012

Curry de crevettes à l'ananas, pour se croire sous les tropiques

 

Voici une belle recette d'inspiration Thaïe, qui associe les crevettes et l'ananas, un fruit acidulé et parfumé qui s'accorde très bien avec les épices. Vous pimenterez la recette comme vous le souhaitez. Ne faites pas l'impasse sur la pâte de crevettes, elle donne toute sa profondeur au plat. Vous l'achèterez en épicerie asiatique.

ingred

Pour 4 personnes :

Pour la pâte d'épices :
1 piment rouge séché, préalablement réhydraté dans de l'eau tiède
6 échalotes ciselées
1 tige de citronnelle débarassée des parties dures puis émincée
1/2 cuil. à café de pâte de crevettes
1/2 cuil. à café de curcuma en poudre

Pour les crevettes :
12 à 16 grosses crevettes tigrées crues
2 cuil. à soupe d'huile d'arachide

20 cl de lait de coco
1 ananas frais coupé en morceaux
2 cuil. à soupe de purée de tamarin (épicerie asiatique)
3 feuilles de combava (kaffir lime)
2 cuil. à café de sauce de poisson
1 cuil. à soupe de sucre de palme

J'ai utilisé des crevettes crues surgelées. Je ne sais pas comment c'est dans votre région, mais ici dans le Poitou je ne trouve que très rarement des crevettes crues fraîches. Ce qui est rageant car il y a à Marennes-Oléron des producteurs de grande qualité, mais il est impossible de trouver leur gamme dans le commerce de détail. Il parait que toute leur prodution s'en va dans d'autres circuits de distribution. Dommage qu'ils n'en diffusent pas une petite partie vers le grand public. Si jamais ils me lisent, la question est lancée.

On peut faire la recette avec de l'ananas en boîte, mais c'est moins bon. En cas de pénurie d'ananas frais, utilisez toujours de l'ananas en boîte au jus d'ananas, jamais au sirop, trop sucré.

La citronnelle, le combava, la pâte de crevettes, la sauce de poisson, les feuilles de combava et le sucre de palme s'achètent dans les épiceries asiatiques.  Si vous ne troubez pas les feuilles de combava, le zeste râpé de l'agrume fait l'affaire, et sinon, du zeste de citron vert pourra le remplacer.
Je vous rappelle que le sucre de palme n'a rien à voir avec l'huile du même nom, n'est pas issu du même arbre et ne provoque pas de déforestation (j'ai déjà eu une remarque là-dessus)

Laissez d'abord décongeler les crevettes si elles sont surgelées, puis décortiquez-les.

Réduisez en purée tous les ingrédients de la pâte d'épices avec 2 cui. à soupe d'eau, soit dans un mortier, soit au robot.  Faites revenir cette pâte dans une poêle ou un wok avec l'huile. Lorsque de délicieuses odeurs commencent à monter vers vos narines affriolées, versez le lait de coco. Mélangez, laisser mijoter 2 minutes. Ajoutez l'ananas, la purée de tamarin, les feuilles de combava. Laissez cuire doucement jusqu'à ce que l'ananas soit tendre, soit environ 5 minutes.

Ajoutez ensuite les crevettes et mélangez bien pour les enrober de sauce. Laissez cuire jusqu'à ce qu'elles deviennent roses et opaques. Au dernier moment, ajoutez la sauce de poissons et le sucre de palme.

crevanans

 

Accompagnez avec du riz Thaï que vous pouvez faire cuire selon ma méthode expliquée sur cette page, aussi parfaitement que si vous aviez un rice cooker.

Et ne mangez pas avec des baguettes, ça ne se fait pas en Thaïlande !

Posté par _Marie_Claire_ à 07:18 - Du sel - Commentaires [ 16] - Rétroliens [ 0]
Tags : , , , , ,

samedi 14 janvier 2012

Grimpez vous très haut sur l'échelle des piment ?

 

Le piment, on est accro ou on déteste. Saviez vous que le piment a un effet euphorisant et qu'il crée une accoutumance ? Plus on a l'habitude d'en manger, moins on le trouve piquant. Et après avoir mangé un plat pimenté, on se sent détendu, sur un nuage. Vous ne me croyez pas ? Essayez, vous verrez... Enfin, modérément quand même.

lagnpim1

L'échelle des piments, ou échelle de Scoville, mesure la teneur de ces fruits (oui ce sont des fruits, botaniquement parlant), en capsaïcine, substance qui agit sur les terminaisons nerveuses pour nous enflammer les papilles. Arrivé du Mexique sur les bateaux des conquistadores, c'est ainsi qu'il a peu à peu conquis le monde, en commençant par l'Espagne et le Portugal et en se propageant vers les colonies de ceux-ci. Peu usité dans nos cuisines occidentales, sauf au Sud de l'Europe par où il est entré, il est traditionnellement très présent dans les cuisines tropicales, même très loin de son Amérique natale. Il faut dire que c'est un bactéricide naturel et qu'il permet de lutter dans ces pays chauds contre les infections digestives et intestinales. Une idée reçue veut que le piment cause des ulcères d'estomac, c'est faux et même la capsaïcine a des vertus protectrices sur les muqueuses digestives. Le piment est d'ailleurs utilisé en Inde pour soigner les maux d'estomac ! Le piment est aussi très efficace pour lutter contre les rhumes et affections hivernales, car outre le fait qu'il soit riche en vitamine C, il draine les mucus et a un effet anti-inflammatoire et sudorifique. Encore mieux que le grog.

Pour calmer le feu d'un plat trop fort, il ne sert à rien de se précipiter sur un verre d'eau car la capsaïcine n'est pas du tout soluble dans l'eau, mais dans la graisse. La caséine du lait a aussi un effet certain, elle neutralise l'effet du piment sur les récepteurs de la douleur, et la matière grasse dilue le principe actif. C'est pourquoi, traditionnellement, dans les pays où la cuisine est pimentée, on boit des produits laitiers tout au long du repas : par exemple en Inde, on boit du lassi, et on accompagne le repas avec du raïta, un yaourt au concombre. Et au Maghreb avec le couscous et sa harrissa, on boit du petit lait. Le lait de coco des cuisines d'Asie du Sud Est soulage aussi les brûlures du piment.

A Singapour, si l'on veut savoir où l'on se situe sur l'échelle des piments — oui, on a parfois des questions existentielles—, on peut aller au restaurant Lagnaa. C'est un restaurant de cuisine indienne, caché dans une petite rue de Little India. La particularité de ce restaurant c'est qu'on y dîne pieds nus. L'accueil est charmant et détendu, le service d'une gentillesse rare. Au rez de chaussée, une salle pour dîner rapidement.  A l'étage, on monte après avoir laissé ses sandales ou ses tongues sur une étagère prévue à cet effet. On arrive dans une belle salle au décor dépouillé. On y dîne à des tables basses, assis par terre sur des coussins, pieds nus sur un joli parquet de bois précieux.

Lagnaa Salle(credit photo)

On peut y découvrir la cuisine de l'Inde du Nord comme du Sud, végétarienne ou pas. Et pour chaque plat on peut choisir sur une échelle de 1 à 10 la force des plats en piments. N'essayez surtout pas d'aller au delà du 3. Et encore, le 3, c'est si vous êtes super entraînés ! Même le chef du restaurant affirme qu'il n'y arrive pas. Mais rassurez vous, même si vous choisissez le 1 (ou le 2 pour les plus aventureux), vous vous régalerez.

lagnpim2
Chaque mois le jour le la pleine lune (ne me demandez pas pourquoi), le restaurant organise une compétition pour savoir qui ira le plus loin dans le pimenté. Je connais des concours plus idiots que celui-là. Le vainqueur gagne un repas gratuit.

 

langech
Voilà l'échelle des piments. Moi je m’arrête ... disons au 2 et demi. Hum. Deux un quart.

lagnpncali
Et voici les résultats. Chaque pince à linge représente un candidat au concours. A ce jour, personne n'a atteint le niveau 10, et seule une personne a pu résister au 9. Un extra-terrestre peut-être ?  A-t-il survécu ?  On ne sait pas ce qu'il est devenu. Vous voyez que les niveaux inférieurs sont de plus en plus garnis.  Les graffitis sur le mur sont les appréciations des clients.

 

lagntandoo
Goûtez donc l'excellent tandoori mix, aux viandes moelleuses et parfumées. Oui, moelleuses.

lagnapl

Tout est fait maison, longuement mijoté avec les épices et la sauce. Le mutton masalaa et le butter chicken sont tout simplement merveilleux. Goûtez le délicieux palak panieer, c'est un plat végétarien, d'épinards garnis de de petits cubes de fromage, cela va vous réconcilier avec les épinards si toutefois vous étiez fâchés.  Le poisson tikka est parfait.  Buvez du lassi, celui au citron vert est particulièrement délicieux. De toute façon on vous apportera aussi un grand verre d'eau fraîche.

lagnriz  lagnaan

Vous remarquerez sur les photos que les sauces sont abondantes, c'est parfait : on peut les savourer jusqu'à la dernière goutte avec les escortes du repas : ce riz au safran tenu au chaud dans des récipients en bois, et les merveilleux naans, je n'en ai jamais mangé d'aussi bons ! Évitez les sempiternels au fromage, c'est pour les touristes. Prenez celui au beurre et à l'ail. Sublime.

Bon, d'accord, Singapour c'est 12 heures d'avion. Mais si on commence à s'arrêter à des détails.

Lagnaa Bare Foot Dining
No. 6, Upper Dickson Road
Singapore 20746


Posté par _Marie_Claire_ à 14:44 - Du ciel - Commentaires [ 22] - Rétroliens [ 0]
Tags : , ,

mardi 10 janvier 2012

Charlotte requinquante au chocolat et à l'orange

Je ne vais pas vous proposer de recette détox d'après les fêtes, étant donné que  je ne vous ai mis aucune recette toxique avant elles. Vous n'en avez donc pas besoin.

charlottechoco

Voici simplement une petite charlotte au chocolat et à l'orange bien gourmande, réconfortante, qui donne du courage pour affronter l'hiver.

Pour 8 personnes :
200 g de très bon chocolat, à 64 % environ
6 œufs
40 cl de crème liquide entière, très froide
1 pincée de sel
1 orange bio
100 g d'écorce d'orange confite en petits dés
50 g de sucre
5 cl d'eau
5 cl de Grand Marnier, ou de Cointreau
Environ 24 biscuits à la cuillère
Du sucre glace et du cacao en poudre pour décorer

Faites avec le chocolat, les oeufs, la crème et le sel, une mousse au chocolat selon la marche à suivre expliquée ICI (clic), en ajoutant le zeste râpé de l'orange bio dans la crème avant de la fouetter. Incorporez l'écorce confite coupée en dés dans la mousse. Réservez au frais.

Préparez un sirop en faisant bouillir le sucre et l'eau. Dès l'ébullition, ajoutez le Grand Marnier, retirez du feu et incorporez le jus de l'orange pressée. Si des enfants ont prévu de déguster la charlotte, ne mettez que du jus d'orange.

charlottechoc  charlotechoco2

Choisissez un moule à brioche à côtes. Taillez en pointe quelques demi-biscuits à la cuillère et disposez-les en rosace pour recouvrir le fond du moule. Imbibez-les avec un peu de sirop. Trempez rapidement les biscuits dans le sirop et placez-les dans les cannelures du moule, le côté bombé contre le moule, le côté plat vers l'intérieur. Remplissez ensuite le moule avec la mousse, et terminez par une couche de biscuits. Vous pouvez aussi intercaler une couche de biscuits à mi hauteur, mais ce n'est pas obligatoire. Tapez légèrement le moule sur le plan de travail pour tasser le tout.

Placez sur le moule un papier sulfurisé puis une assiette dont le diamètre est inférieur à celui du moule et posez dessus un poids, par exemple une petite boîte de conserve. Réfrigérez pendant au moins 6 heures. Le mieux est de la la faire la veille.

charlottecoco

Démoulez la charlotte, saupoudrez-la d'un voile de sucre glace et /ou de cacao amer en poudre. Dégustez-la avec une sauce au chocolat (faites fondre 50 g de chocolat noir dans 10 cl de lait et de crème) ou avec une crème anglaise à l'orange, ou toute seule.

Posté par _Marie_Claire_ à 07:35 - Du miel - Commentaires [ 25] - Rétroliens [ 0]

vendredi 6 janvier 2012

De la galette des rois et des tests comparatifs idiots

On lit parfois des choses rigolotes dans la presse. Cela nous change des terribles catastrophes, des reportages sur les effets de la crise et des annonces de prochaine apocalypse. J'ai retrouvé un ancien article, paru l'année dernière dans un quotidien. Il y a prescription, mais on a quand même le droit de rire un peu en le lisant... au second degré.

60541062

Quand j'ai lu ça, tranquillement au petit déjeûner d'un dimanche de début janvier, entre un bon café et une excellente brioche, des confitures maison et un beurre cru du Poitou, mon sang n'a fait qu'un tour. En résumé : ils ont comparé une brioche des rois artisanale, mais rassise car oubliée toute la journée dans un coin de bureau, avec deux brioches industrielles sortant "fraîchement" du plastique d'emballage. Ils ont préféré une des deux sous plastique. Et ils publient l'article en précisant tout de même que ce n'est pas scientifique. Ouf. L'honneur est (à peine) sauf.

60825643

Cliquez sur l'article pour pouvoir zoomer.

Imaginez : moi qui m'efforce chaque jour sur ce blog et dans les journaux où j'écris, de défendre les produits de qualité, les productions artisanales et traditionnelles qui ont tant de mal à subsister à côté de l'industrialisation de notre alimentation, je ne pouvais que m'agacer. Quand on prône de faire la cuisine soi-même parce que c'est meilleur, et plus sain, de choisir ses produits et qu'on cherche à décrypter et déjouer les pièges de l'industrie agro-alimentaire, on se gausse plutôt d'articles qui mettent en avant des produits industriels dans des tests farfelus.

Sur le même modèle, je vous propose, chers lecteurs, de faire d'autres tests comparatifs tout aussi instructifs.

Par exemple, le filet de sole de petit bateau du poissonnier abandonné pendant 12 heures dans un bureau à côté d'un radiateur et le surimi sorti de son plastique  acheté à l'hyper du coin. Tiens, vous êtes sûrs que le surimi aura meilleure odeur que la sole pourrie ?

Ou la baguette label rouge du meilleur boulanger de la ville, qu'on aurait par mégarde emmenée à la piscine, où elle est restée 2 heures dans le local des douches, (si on est distrait, c'est possible !) ; face à la baguette industrielle d'un terminal de cuisson quelconque sortant juste du four. Ah bon ? la baguette artisanale est molle ?

Le bifteck de Parthenaise, de Blonde d'Aquitaine ou de Salers, tiens n'ayons pas peur : même de boeuf de Kobé, qu'on a oublié 15 jours dans le coffre de la voiture garée en plein soleil ; face au steak préemballé sortant de sa barquette. Et n'allez pas me dire que vous n'aimez pas la viande faisandée !

Et pourquoi pas une bouteille de Petrus de 1927, qu'on aurait gardée dans un entrepôt en tôle ondulée de la banlieue bordelaise, entre un sac de patates pourries et un vieux fût de vinaigre avec une fuite ; et une bouteille en plastique de Kiravi, fraîchement ouverte à la sortie du caddy ?  (heu, là je ne suis pas sûre de moi, en fait, si ça se trouve c'est quand même le Petrus qui aura meilleur goût...mais comme le deal de départ est de ne pas être scientifique, on s'en fiche ).

Le clou de ces tests comparatifs serait quand même le camembert au lait cru mûri à l'air libre dans une étable pendant une petite semaine ; avec un rond de plâtre pasteurisé acheté à la supérette du bout de la rue. Ha bon, l'un des deux est couvert d'asticots ? Vous m'étonnez.

D'ailleurs, à propos d'asticots.
Quand ma fille était au collège, sa professeure de SVT avait fait faire à la classe une expérience très instructive et très concluante. Vous n'allez pas en revenir. Dans un récipient, genre aquarium, elle a placé, loin l'un de l'autre (il ne faut pas qu'ils se battent), un petit pain du Mac Do et un morceau de baguette du boulanger. Au milieu : des larves de vers de farine, ou ténébrion meunier, qu'on trouve, parait-il dans les animaleries car on en nourrit les oiseaux. Elle ferme le tout et toute la classe attend quelques jours.

Que croyez-vous qu'il arriva ?
La baguette était couverte de vers, tandis que le pain du Mac Do rigolait, parfaitement indemne !

Conclusion :
D'une part les vers de farine sont de fins connaisseurs, d'autre part, imaginez le nombre de conservateurs et d'additifs dans le pain industriel, pour que ces bestioles, dont la seule idée fixe est de dévorer tout ce qui ressemble à des céréales, les dédaignent à ce point !

Si un de mes lecteurs veut bien se charger des tests, qu'il me transmette les résultats. Pour ma part, je mangerai la sole, la baguette, le bifteck... et la galette bien frais...

Posté par _Marie_Claire_ à 12:15 - Du fiel - Commentaires [ 31] - Rétroliens [ 0]
Tags :

lundi 2 janvier 2012

Heureuse Année 2012

Chers lecteurs qui venez me lire si fidèlement, je vous remercie pour toute la chaleur que vous m'apportez, pour tous vos commentaires, vos petits mots, vos questions et vos suggestions qui élargissent mon horizon.  Pour l'année 2012, je vous souhaite avant tout...

carl-larsson2

... Un bon appétit !

 

Posté par _Marie_Claire_ à 15:17 - Et des ailes - Commentaires [ 29] - Rétroliens [ 0]