samedi 25 août 2012
Le dîner en blanc de Singapour, ou le grain de riz qui fait déborder le vase, comédie en 4 actes
Le dîner en blanc, vous connaissez ? C'est un événement créé en France, organisé depuis 1988 à Paris, le principe est d'arriver tous en même temps dans un endroit, de préférence prestigieux comme la place de la Concorde, la place des Vosges, les Invalides, le Château de Versailles, ou le parvis de Notre Dame, avec victuailles, tables et chaises, et de s'attabler pour un pique nique en toute convivialité. Il faut être habillé en blanc, avoir de la belle vaisselle blanche, et la nourriture doit être blanche aussi.

Credit photo DEB.
Ensuite, on mange, on danse, on allume un cierge magique et tout le monde disparait comme par magie en ne laissant aucune trace de son passage. Lisez donc comment cette belle histoire peut se transformer en incident diplomatique.
Acte 1 : lever de rideau, exposition, lieu, ambiance et personnages
Jusqu'ici, rien de choquant, c'est même plutôt amusant, quoique ça ait une connotation un peu "branchouille bobo parisien, et même BCBG". Cliquez ICI ou ICI pour faire connaissance avec l'événement. Le concept s'est exporté à l'étranger, des dîners en blanc ont eu lieu à Berlin, Montréal, New York... et celle année il doit y en avoir un à Singapour le 30 août.
Singapour a l'honneur d'être la première ville asiatique à héberger cet événement. Ce qui me semble normal, vu la passion de ses habitants pour la bonne chère, détail qui m'avait vraiment frappé lors de mon séjour là bas. Ceci pour situer le contexte.
L'organisation est française, dirigée par Aymeric Pasquier, relayée sur place par un comité local dirigé par Clemen Chiang. Une agence de Relation Publique, Thóx, est chargée de médiatiser l'événement. L'agence de RP a été chargée d'inviter les blogueurs culinaires singapouriens à participer et relayer l'information. Ceci pour situer les personnages.
Plats singapouriens de couleur blanche (credit photo Daniels'food diary, clic sur la photo)
Acte II, le drame se noue
L'événement est sensé être un pique nique élégant. On n'y mange pas dans des assiettes en carton et on ne boit pas dans des gobelets en plastique. On peut y amener du vin ou du champagne (enfin celui de la marque du sponsor, attention, pas un autre... faudrait pas exagérer), mais pas des alcools forts. Les instructions de départ sont celles-ci sur le site organisateur : apporter "un panier pique-nique composé d'éléments de menu de qualité et un service de table en porcelaine, y compris verres et couverts".
L'un des blogueurs, Daniel, a fait un billet plutôt sympathique pour annoncer tout cela, et a aussi proposé une liste de plats que les gens pourraient confectionner et apporter pour le pique nique. L'article est ICI. Il propose comme il se doit des plats de couleur blanche, comme le hainanese chicken rice, le poulet au riz emblématique de Singapour, les fish balls, ces délicieuses boulettes de poisson cuites dans un bouillon, et le tau huay, qui est une sorte de crème prise à base de lait de soja, qui ressemble visuellement à une panna cotta et se mange en dessert avec des cacahuètes et un sirop parfumé au gingembre. L'idée est de célébrer dignement l'évènement avec ces mets emblématiques de la culture culinaire singapourienne. Ces plats traditionnels ont une histoire, une valeur culturelle, que les singapouriens sont fiers de faire partager aux français. Quoi de de plus naturel.

Autres plats singapouriens de couleur blanche (credit photo Daniels'food diary)
Quelques jours plus tard, le blogueur a été prié par l'agence de communication de retirer son billet. La raison donnée est celle-ci : "les organisateurs français ont fait part à la société de relations publiques qu'ils n'étaient pas satisfaits de mon billet. L'argument était que le poulet au riz et le Tau Huay n'étaient pas conformes à leur image".
Le rideau tombe, et notre perplexité aussi.
Acte III, rebondissements
Daniel retire son billet, par égard pour l'agence Thóx qui risquait de voir son contrat dénoncé. Dans l'intervalle, il reçoit un coup de téléphone pour le désinviter, sous prétexte qu'il ne restait plus assez de place. Se ravisant alors, il remet le billet en ligne, en expliquant pourquoi : Clic ICI. Les autres blogueurs invités... sont aussi désinvités dans la foulée... quelle élégance vraiment de la part des organisateurs ! (voyez ICI)
On reste sans voix, mais pas les internautes singapouriens qui se déchainent. C'est que les Singapouriens, faut pas les titiller au sujet de la nourriture ! La page Facebook de l'événement a reçu des centaines de protestations, elle a même fini par être fermée tant la crise est sévère. La cuisine singapourienne est donc jugée indigne de ce pique-nique par les organisateurs français ? La cuisine singapourienne qui pourtant est élaborée, raffinée, délicieuse ?
A gauche, la panna cotta, jugée digne de figurer à la table du dîner en blanc. A droite, le Tau Huay, pas assez raffiné. C'est peut-être qu'il manque la feuille de menthe ?
Menu de qualité. Qu'est ce que ça veut dire ? Sur la page Facebook de l'événement, qui a été désactivée depuis, (mais il existe des captures d'écran, par exemple sur cet article qui résume bien l'affaire CLIC), il est dit "we do not encourage local food" (nous n'encourageons pas la nourriture locale). Ciel ! Il vaut mieux lire ça que d'être aveugle !

Ha bon ? La cuisine locale n'est pas considérée comme étant de qualité alors ? Ensuite ils se sont ravisés, affirmant finalement, que non, on avait mal compris, ce n'était pas la cuisine locale, mais le fast food et la junk food qui étaient jugés indignes... Ce qui n'était pas malin non plus : nouveau scandale des internautes singapouriens : le chicken rice, notre plat national, est donc assimilé à la junk food !
Juger que des plats autochtones soient trop communs et ne correspondent pas à une certaine image de raffinement... C'est choquant. Quelle arrogance, quelle impolitesse, quelle manque de respect surtout ! Et je dirai même quelle bêtise, quelle crétinerie... Je suis outrée. Les français ont déjà une mauvaise image à l'étranger, ce n'est pas cela qui va l'améliorer ! Oh la honte.
Entracte en forme de flash-back :
L'année dernière le dîner en blanc a eu lieu à New York, sur un autre fond de polémique. Les Américains étaient énervés de devoir payer une cotisation de 50 dollars et amener quand même leur propre nourriture. Autant aller au restaurant, disaient-ils. Ensuite, le système informatique a fait des siennes, (remarquez qu'on accuse toujours le système informatique dans ces cas là), il a été vendu 1800 places alors que seulement 200 étaient disponibles... Et enfin, l'organisation demande une alternance homme-femme à table, selon la vieille coutume des repas BCBG. Chaque personne invitée doit venir avec quelqu'un du sexe opposé. Ce qui est jugé ringard par les New-Yorkais. De plus au même moment New York était en pleine bataille pour la légalisation du mariage homosexuel. La requête jugée discriminatoire a donné lieu à des centaines de protestations sur la page FB de l'événement. (Et puis tout simplement, nous les filles, on peut très bien avoir envie de sortir avec une copine, plutôt que d'être assise à côté de quelqu'un que l'on ne connait pas et qui va nous faire du gringue toute la soirée !) Les organisateurs ont dû faire marche arrière et accepter que des personnes de même sexe soient assis l'un à coté de l'autre. Fin du flash back.
Acte IV : la rébellion
Il y a une immense malentendu autour de cette affaire, une immense incompréhension culturelle, qui est un stupide gâchis. Les Singapouriens, fiers de leurs plats nationaux (voir aussi ICI le blog d'un critique gastronomique), pensaient faire honneur aux organisateurs français en apportant cette touche asiatique au repas. Mais les Parisiens Français, s'en sont offensés, ils ne voulaient sans doute avoir que des petites verrines très classieuses, des choses dans des cuillères très chics, des petits bocaux élégants, des amuse gueules bouches distingués, du foie gras, du caviar, de la cuisine moléculaire... Que sais-je encore. Mais qu'ils se rassurent : le chicken rice, on peut le faire aussi en verrine !
On espèrerait presque que le dîner en blanc du 30 aout soit boycotté par un grand nombre de singapouriens. (Moi je boycotte, mais je n'ai aucun mérite vu que je suis à 12 heures d'avion). En réaction, des blogueurs ont organisé un "Dîner en noir" où tout sera noir, nourriture et vêtements... ou un "it's super white", et surtout un "ultimate hawkers fest" pour célébrer en grande liesse la nourriture locale. Affaire à suivre !
Et voyez-vous, le pire dans tout cela, le plus sordide, c'est que, après la fermeture de la page Facebook, sur le site internet de l'événement, les organisateurs ont publié une page d'excuses. Et ils se défaussent complètement, non pas sur le système informatique, mais sur l'équipe locale et sur l'agence de com. C'est facile, ça, monsieur Aymeric Pasquier ! On admire votre courage.
L'agence de com n'a fait qu'appliquer les ordres reçus de son client. Le blogueur Daniel ajoute dans un troisième billet de conclusion : "les clients devraient faire confiance aux experts qui font leur travail", ce qui laisse comprendre que les français n'ont pas écouté les conseils de l'agence... Et il conclut si bien : la cuisine devrait unir les hommes et pas les diviser.
C'est pas tout ça, mais qu'est ce qu'on mange ce soir ? Un délicieux chicken rice, en soutien avec les gourmands singapouriens, que je salue au passage ! La recette est ICI.
Allez lire aussi ICI l'article de Louis, un Français de Singapour. L'article est en français.
DERNIÈRES NOUVELLES DU 30 AOÛT :
Aymeric Pasquier, l'organisateur de l'événement, a publié aujourd'hui une clarification, quelques heures avant que le dîner ait lieu, où il fait part d'une grosse et ridicule erreur de communication, c'est ICI, clic. (Cliquez ensuite sur "traduction" ou "original" pour l'avoir en français ou en anglais).
S'ils avaient dit dès le départ que la cuisine devait être maison, il n'y autait pas eu tout ce tintouin !
Ici aussi ldes explications : où l'erreur tente d'être rattrappée autour d'un repas de chicken rice : CLIC. (Une fois sur la page cliquez sur "Traduire" en haut pour l'avoir en français).
Lire aussi cet article (en Français) qui montre bien le côté financier et commercial de l'affaire.
Je ne sais pas si l'honneur est sauvé. Mais pour ce soir, on espère que le pique-nique sera dans un endroit abrité, car la météo s'annonce désastreuse.
Commentaires sur Le dîner en blanc de Singapour, ou le grain de riz qui fait déborder le vase, comédie en 4 actes
- Tout cela me semble effectivement bien bobo, bien parisien, étroit d'esprit et ne donne pas de nous français une belle image .
Rien ne vaut nos repas de voisins de l'été, où chacun amène un plat à partager en toute convivialité. Ça s'appelle aussi l'Auberge Espagnole, mais c'est vrai que je suis au pied des Pyrénées ! - Les blogueurs qui passent leur temps à lécher des bottes pour se faire inviter ci et là ne devraient pas s'étonner d'être de temps en temps piétinés par celles-ci, à tort ou à raison.
Je généralise certes, je ne connaissais pas cet évènement, et encore moins cette polémique, et il ne me manquera pas après ce que tu racontes sur l'organisation. D'ailleurs, dès qu'on est plus de quatre... ;-D - Si l'organisateur déqualifie le "Tau Huay" pour un dîner chic et élitiste, cela ne peut montrer que leur pauvre connaissance sur la cuisine chinoise ou asiatique, parce que le "Tau Huay" est à l'origine un plat qui fait partie de la cuisine impériale en Chine. En tout cas, votre billet est bien intéressant. Merci!
- Pitié pour les bobos Parisiens dont je suis (et venue chercher ici une bonne recette de salade de patates !). Ce dîner en blanc est juste un truc snob et désagréable, et ethnocentrique en plus donc beurk. D'ailleurs la nourriture blanche je ne trouve pas ça appétissant, contrairement au chicken rice, miam. Vive l'internationale des papilles en fête
- @ Singaporeboy: thank you also !
@ Liadem: oui, à Singapour il fait chaud, mais on mange bien !
@Geneviève: c'est effectiveent la meilleure formule, bas'e sur le plaisir et le partage, et pas sur le fric et le 'm'as tu vu".
@ Pat, heu je n'ai pas de Thermomix, je ne peux pas juger de son utilité ou pas. Mais ce que je sais c'est que ce n'est pas bien pour le pain.
@ Patrick : me suis-je mal fait comprendre ? le problème n'est pas du tout l'offense faite à un blogueur en particulier, ça on s'en fiche un peu, et d'ailleurs dans ce cas précis les blogueurs n'ont rien de mandé, on est venu les chercher pour se faire de la pub gratuite. Non, le problème c'est que la crétinerie de gens arrogants qui se croient supérieurs aux autres et ont un but lucratif (quoiqu'ils disent) se moquent d'une cuisine traditionnelle séculaire et que cela a des forts relents de colonialisme !
@ Chrisos : tout-à-fait d'accord, merci !
@ bungu : Thank you. I loved the food in Singapore! We also debate a long time to decide where to go for lunch, and spend a long time to eat
...
@ Margot : je pense que tout simplement l'organisateur n'a aucune culture culinaire, ni aucune culture que ce soit, hormis celle de "faire de l'argent", il ne connait même pas ce qu'il méprise.
@ Padparadscha, oui jolie la dernière phrase ! - Je me suis toujours méfiée des événements/lieux/concepts qui s'auto-revendiquent comme la quintessence du chic. On n'y trouve en général que bêtise et prétention. Je dois dire que la "We do not encourage local food" vaut néanmoins son pesant d'or, quelle crétinerie. Et autant pour l'image de la France, merci les abrutis !
- Dîner blancHabituée du dîner blanc depuis une bonne dizaine d'années, je trouve votre billet bien sévère. Effectivement, l'on doit se plier à certaines règles et c'est ce qui fait la beauté de l'évènement. Dîner dans de la jolie vaisselle, que c'est agréable ! Sachez que je n'ai jamais vu une seule verrine, ni un seul bocal en verre, ce n'est pas du tout le style...On doit venir escorté d'une personne de sexe opposé et alors ? Mon mari était plusieurs fois indisponible et je suis venue accompagnée soit d'un ami homo ou de mon neveu. Quel est le problème ? Personne justement ne risque de vous faire du gringue puisque toutes les femmes sont assises du même côté et tous les hommes en face. Par ailleurs vous êtes entourés de connaissances puisqu'une seule personne invite plusieurs couples qui se connaissent. Quand on ne connaît pas...
- @ Isabelle, merci beaucoup pour votre commentaire, qui fait intervenir un autre point de vue.
Je ne sais pas si vous avez bien compris l'objet de mon billet. Dîner avec quelqu'un de l'autre sexe ou du même sexe n'est pas le problème. (Ça l'était pour les New-yorkais). J'aime aussi dîner dans de la belle vaisselle, le problème n'est pas là non plus.
Le problème est que les organisateurs de ce dîner ont fait preuve d'un grand mépris envers une culture culinaire autant raffinée que la culture culinaire française, et envers un pays qui les accueillait avec joie. Oui, je suis sévère envers l'imbécilité. Et même pas assez sévère, je trouve. En tant que française, je me sens moi-même offensée par ces gens peu respectueux. J'ai honte pour eux ! - j'ai assisté à l'un d'eux il y a bien longtemps, comme tu dis bcbg-branchouille mais me rappelle pas que c'était si pointu sur la nourriture, les gens étaient plutôt pour se montrer et il valait mieux un très joli chandelier et une bouteille de champagne qu'un très bon plat... le "no local food" est franchement choquant. Et je veux bien partager le chicken rice en soutien aussi !
- Je trouve que ce "pique-nique" a peu d'intérêt et très snob. L'attitude des organisateurs et de l'agence de com. est choquante et arrogante mais je trouve également l'attitude des lecteur du blog de Daniel également choquante.
Je pense que leurs commentaires sont beaucoup plus racistes que l'ont été les gens du "pique-nique en blanc". De lire ces commentaires, j'en ai pleuré.
C'est une attitude que je retrouve souvent, surtout parmi les anglo-saxons et cela me lasse. Même après 7 ans de vie ici, j'ai des gens qui comme première approche vont me faire des commentaires racistes sur les français. J'allume la télé et je vois dans les séries anglo-saxonnes les français représentés comme étant des rustres fachos, impolis qui sont sales et n'ont aucune éducation ou alors des êtres arrogants et prétentieux. J'en ai marre. (le dernier en date c'est mon fils regardant le dessin animé "Ratatouille", tous les personnages sont supposés être français puisque l'histoire se passe à Paris. Étrangement, dans la version de langue originale, seul le méchant (qui est un sacré conard) a un fort accent français.)
Alors certes, ces gens ne font rien pour améliorer l'image que nous avons à l'étranger et je les trouve bien prétentieux avec leur pique-nique de snobinards mais le racisme ambiant contre les français me révolte de plus en plus. - Virginie, je comprends, mais le problème c'est justement que tant qu'il y aura des gens ayant cette attitude d' "m"as-tu-vu", notre image à l'étranger restera la même ! Je dois dire que j'ai d'ailleurs reçu plusieurs messages de singapouriens qui m'ont répondu : non en fait on n'a rien contre les français en tant que tels, c'est juste cette attitude qui nous a révoltée... Moi je les comprends.
Il m'est arrivée aussi, plusieurs fois, en voyage à l'étranger, de faire exprès de me tenir loin de touristes français absolument imbuvables qui critiquaient tout pour le plaisir de critiquer ! - Pour compléter et ca va dans le même sens que ton article http://www.lapresse.ca/vivre/cuisine/201208/29/01-4569197-echec-pour-le-premier-diner-en-blanc-dasie.php
- @ Papilles, merci beaucoup pour ce lien ! Oui, ça va dans le même sens ! Maintenant c'est arrivé au Canada. je suis contente qu'on en parle. Ici aussi dans http://live.wsj.com/video/singaporean-foodies-rebel-against-diner-en-blanc/B7CB9DF4-9C8B-4688-9049-D77DA9DFB6A0.html#!B7CB9DF4-9C8B-4688-9049-D77DA9DFB6A0
- Quel snobisme et élitisme incompréhensible et bêtise surtout. Merci pour cet article informatif et si bien rédigé. Que de délice dans cette cuisine et quel dommage de ne pas la mettre en valeur et le lui montrer tant de mépris. J'ai beaucoup apprise de mes trois ans en Asie au niveau culinaire ...dont l'humilité et l'ouverture d'esprit une leçon dont les organisateurs ont bien besoin.
Such a shameful display of despicable arrogance. We have much to learn and discover in Singaporian cuisine. Thank you for this well written and informative post. Having spent 3 years in Asia I ate well every single day which is not always the case when one has to eat in restaurants daily in Paris .... - C'est là que tu vois que tu veux organiser un beau repas simple entre amis et que le succès ce met de la partie. Ça grossit.
Que notre monde a le don de faire d'une chose simple très compliquée. Comme on dit souvent, l'art de compliquer des choses simples pour en retirer tout le mérite.
Et c'est par la suite difficile de régler par ce qu'il y a le Politiquely Correcte.
KimGala
ps: la vie est si simple ce sont les gens qui se la complique.
KimGala - 1/ Merci de m'avoir fait connaitre cette invraisemblable histoire, c'est extrêmement instructif. Je me demande si ce diner en "blanc", vu la couleur choisie, ne serait pas initialement une propagande de l'extrême droite royaliste française...
2/ vous avez écrit "Il vaut mieux lire ça que d'être aveugle !" à coté du lamentable commentaire des organisateurs sur la page facebook.
Je suppose que vous vouliez dire "Il vaut mieux être aveugle que de lire ça !"
3/ moi aussi j'utilise accuweather.com, c'est bien plus précis et pratique de météo france...
- Galanga, 1° je n'ai aucune info là-dessus.
2° comme on dit ironiquement : "il vaut mieux entendre ça que d'être sourd", j'ai dit "il vaut mieux lire ça que d'être aveugle". Sous entendu : la seule manière de nous consoler d'avoir lu ça, c'est de nous dire qu'au moins on n'est pas aveugle, ce qui serait quand même une chose horrible.
3° Non seulement accuweather est bien plus précis, mais surtout bien plus fiable !
Merci de votre lecture !
















C'est le contenant du Thau Huay sans doute qui n'était pas assez cassable...euh, classe ?
au moins j'aurais appris un nom aujourd'hui...
Merci MArie-Claire !