vendredi 8 juin 2012

Faites votre pain comme au XVIII° siècle, de la théorie...

On trouve aujourd'hui des livres pour faire son pain à la maison, que ce soit dans une machine ou à la main. Mais le premier livre de vulgarisation de la boulangerie, à destination des non professionnels, est sans aucun doute celui de Parmentier, publié en 1777.

livreparmentier

Oui,il s'agit bien d'Antoine Parmentier, celui de la pomme de terre. Cet illustre pharmacien, agronome et hygiéniste, qui voulait éradiquer la famine, s'est aussi beaucoup intéressé à la panification, fondant même une école de boulangerie.

A l'époque, on faisait le pain principalement au levain. Le pain à la levure, dit "pain à la reine", venu des pays germaniques où la levure de bière était commune, commençait juste à percer dans les villes, c'était un pain de luxe dont la mode fut importée après le mariage de Louis XV avec Marie Leckzinska, et il était très controversé. Parmentier lui-même ne le recommande pas, avec les mêmes arguments qu'on utilise aujourd'hui : il ne se conserve pas et rassit très vite. Il utilise aussi l'argument santé : le pain au levain est  meilleur pour la santé que celui à la levure, qui s'est avéré parfaitement exact après les analyses scientifiques modernes.

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Autrefois les s s'écrivaient avec un caractère ressemblant au f. A part cela, ça se lit très facilement.

C'est donc la fabrication du pain au levain qu'explique Parmentier dans ce livre. Il s'adresse non pas aux boulangers professionnels, mais à ce qu'il appelle "les bonnes ménagères", c'est à dire les maîtresses de maison, qui devaient faire leur pain chez elle. Si les boulangeries étaient communes dans les villes, il en était autrement à la campagne, et dans beaucoup de maisons, de fermes, on faisait soi même le pain. Soit on avait un four à sa disposition chez soi, ce qui était rare, ou bien on allait cuire ses pâtons au four banal, moyennant une redevance. Le livre explique donc très simplement les procédés, d'une manière très claire, et s'il est très facile de mettre en œuvre les recommandations de l'auteur dans une cuisine d'il y a deux siècles, ça l'est a fortiori dans une cuisine moderne : pas besoin d'équipements spéciaux ! Bien sûr on n'aura pas le four à bois, mais une gazinière ou un four électrique conviendra parfaitement. C'est ce qui frappe en lisant le livre : ça a l'air terriblement facile ! Du coup, on est décomplexé, on n'a plus aucune crainte de se lancer, et... alors on y arrive. C'est ce qui a dû se passer pour les lecteurs de l'époque. A la fin du livre il y a tout un chapitre de lettres que les lecteurs ont adressées à Monsieur Parmentier pour le remercier de sa méthode qui leur a permis de faire un pain plus blanc, plus léger et plus volumineux.

En général, on achetait le blé en grains, et on allait le porter au meunier pour le faire moudre. Souvent, c'était la servante de la maison qui apportait le blé à moudre, et elle recevait pour son salaire le son de la mouture : la farine pour la maîtresse, le son pour la domestique. Il y avait d'ailleurs des fraudes, certains meuniers, en accord avec les domestiques, blutaient mal la farine, c'est à dire qu'ils laissaient beaucoup de farine dans le son. Parmentier parle des précautions à prendre avant d'envoyer le blé au moulin, sur le fait qu'il faut s'assurer de l'honnêteté du meunier qui peut rendre un poids de farine inférieur à ce qu'il devrait être par rapport à la quantité de blé. (Les meuniers avaient très mauvaise réputation à l'époque, accusés de toutes les fraudes imaginables).

Je vais passer rapidement sur les chapitres où il explique qu'il faut conserver le blé dans un grenier à l'abri des déjections d'animaux, des insectes et des souris; la farine dans des sacs plutôt qu'en vrac sur le plancher, et qu'il vaut mieux ne pas utiliser si elle a une odeur aigre. Et aussi sur le fait qu'il faut panifier avec de l'eau potable. Je suppose que cela ne vous viendrait pas à l'idée d'utiliser de l'eau croupie. Mais attention : l'eau javellisée ne convient pas non plus !

Mais là où nous allons commencer à apprendre, c'est sur la panification en elle-même, et surtout sur le levain qui a une très grande importance dans la qualité du pain. Là où j'ai été fort surprise, c'est lorsque je me suis aperçue en un raccourci inouï, que je faisais le pain au levain à très peu de détails près, d'une manière identique à celle que préconisait Parmentier. Mais là où je me posais des questions sur les proportions, les mesures, les temps, les températures, j'ai compris qu'en fait, il fallait juste saisir le principe, et ensuite, on peut tout faire, on sent les choses et ça devient même facile.

La température de l'eau
Parmentier revient sur des idées reçues communes à son époque. On pensait qu'il fallait employer de l'eau très chaude, presque bouillante. Évidemment les gens obtenaient un pain mal levé, sec et compact. L'eau trop chaude avait tué le levain. Parmentier explique que l'eau doit être fraîche en été, et tiède en hiver. C'est du bon sens absolu.

Le sel
A l'époque de Parmentier, on faisait le pain sans sel. Le sel était d'ailleurs une denrée chère, il y avait une taxe sur son achat, qui s'appelait la gabelle. Parmentier explique qu'à la rigueur le sel est bénéfique dans les provinces du nord plus froides et humides, où les blés donnent des pâtes sans corps, mais que dans les autres régions, il est parfaitement inutile. Si on tient à en mettre quand même, la dose doit être modérée pour ne pas gâcher le bon goût du pain, dit-il. Elle serait d'une livre par quintal de farine, soit 10 grammes au kilo (ce qui est la moitié de ce que les boulangers mettent actuellement dans le pain !) Ce que dit Parmentier rejoint complètement les recommandation modernes sur la quantité de sel à ingurgiter quotidiennement. Il est d'ailleurs beaucoup plus facile de diminuer la dose de sel dans un pain au levain que dans un pain à la levure, car le pain au levain a naturellement beaucoup plus de goût que celui à la levure.  La fermentation au levain apporte une saveur légèrement acidulée qui compense parfaitement le manque de goût salé. On a moins besoin de saler la pâte. Jusqu'à présent je salais mes pâtes à raison de 15 grammes de sel au kilo de farine, ce qui est plus que ce que dit Parmentier, mais moins que le pain du boulanger. C'est un bon compromis, la diététique, la panification (le sel jour un rôle dans l'oxygénation de la pâte, donne  une mie plus blanche, une croûte plus dorée, une pâte plus ferme, et retarde le rassissement du pain) et notre goût du salé y trouveront leur compte.

Comme on ne salait pas la pâte, on pouvait récupérer une portion de la pétrissée pour faire le levain de la suivante. On ne peut plus le faire aujourd'hui à cause du sel, car le levain est beaucoup moins actif s'il contient du sel. Nous devons donc cultiver notre levain à part pour qu'il soit au mieux de sa forme.

Le levain
A l'époque de Parmentier, on ignorait totalement les mécanismes de la fermentation du levain, et encore moins le rôle des micro-organismes dans ce processus. C'est à peu près 80 ans plus tard que Pasteur les mit en évidence. Et pourtant ça n'a empêché personne de faire du pain depuis cinq mille ans. On savait juste que le levain état la chose primordiale.

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Parmentier n'explique pas comment on fait naître un levain : à l'époque on n'en créait pas, on allait le chercher chez le boulanger, tout simplement, puis on le cultivait d'une fournée à l'autre. Le boulanger, lui, avait le sien qu'il gardait précieusement après chaque pétrissée, et qui lui venait du fond des âges... Certains levains étaient donc très âgés et par cela très actifs ! En fait, on raclait simplement ce qui restait au fond du pétrin après la pétrissée, on y rajoutait de l'eau et de la farine pour faire une petite pâte, et le levain mûrissait tranquillement pour la fournée suivante. On ne faisait pas le pain tous les jours (je parle du pain fait à la maison, pas celui des boulangers), car il fallait une demi journée pour faire chauffer le four à bois. C'était onéreux et ça demandait beaucoup de travail. Donc, si vous non plus vous ne faites pas le pain tous les jours, cette méthode vous conviendra parfaitement.

Parmentier détaille les processus de rafraîchi du levain, qui sont les mêmes que ceux que l'on pratique aujourd'hui. Il faut utiliser un tiers de la quantité de farine utilisée pour faire la pâte à pain dans le rafraîchi du levain. Ce n'est pas compliqué comme calcul ! On en fait une boule un peu ferme qu'on enferme dans la farine.

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Même avant d'avoir lu Parmentier, j'utilisais aussi un levain épais, hydraté aux deux tiers. C'est uniquement par paresse que j'avais adopté ce système, qui ne nécessite aucun calcul : on peu ajouter la quantité de levain qu'on veut à n'importe quelle recette de pâte à pain, même trouvée dans un livre de pain à la levure. Il suffit d'ajouter le levain, à raison de 30 à 50 % du poids de la farine indiqué dans la recette. Aucun risque de se tromper. Évidemment si la recette comporte de la levure, il faut oublier celle-ci.

Les levains modernes (type Kayser, ou Granier) sont liquides, composés de la même quantité d'eau et de farine. Il faut donc faire un calcul pour adapter la quantité d'eau de la pâte à pain à celle du levain. (Si on rajoute le levain liquide sans diminuer l'eau de la pâte, l'ensemble sera trop hydraté, vous me suivez ?). Le levain d'autrefois avait la même consistance que la pâte à pain, puisque c'était tout simplement un morceau de la pâte qu'on gardait jusqu'à la pétrissée suivante, non pas dans un bocal, mais dans une corbeille, recouvert de farine. On le gardait à température ambiante. On n'avait pas de réfrigérateurs au XVIII° siècle. Au mieux une cave fraîche. Ceux qui prétendent que la réussite du levain passe obligatoirement par son stockage au frigo ont tort. On le gardait dans une pièce chauffée en hiver, et dans la pièce la plus fraîche de la maison en été, en le tenant un peu plus ferme.

Une autre idée reçue de l'époque voulait que le meilleur levain soit vieux et aigre. On croyait qu'il était plus actif quand il sentait fort. Voilà ce qu'en pense Parmentier.

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Un bon levain doit donc être rafraîchi plusieurs fois avant son utilisation dans la pâte. Le boulanger soigne son levain en le rafraîchissant plusieurs fois par jour. Parmentier préconise, la veille du jour où l'on prévoit la pétrissée, de renouveler son levain en lui ajoutant plusieurs fois de la farine et de l'eau tiède. "Vieilles remouillures et jeunes levains donnent de bons pains". Savez vous que le proverbe est toujours en usage chez les boulangers ? La remouillure, c'est le levain qu'on "remouille" à chaque fois pour le rafraichir.  Aujourd'hui on l'appelle "levain chef", plus il est issu d'une souche ancienne, meilleur il est pour la panification car il se crée en lui tout un écosystème de bactéries qui deviennent de plus en plus efficaces. Il doit être rafraîchi avant la pétrissée, pour faire un jeune levain.

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Autrement dit, plus on rafraîchit, meilleur sera le levain. On rafraîchira la veille au soir en faisant une pâte ferme, et encore une fois le lendemain matin au réveil, en tenant la pâte un peu plus molle. Cette manière de faire permet de pétrir en fin de matinée, ou en début d'après midi, selon l'heure à laquelle on se lève, et de faire la cuisson en fin d'après midi : on a le pain tout frais pour le dîner.

A quel moment  de son cycle faudra-t-il utiliser le levain ? Parmentier précise que le moment optimum est après sa levée maximale, juste avant qu'il ne redescende. Selon la température ambiante, c'est trois ou quatre heures après le rafraîchi.

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Le levain doit être bouffant — c'est à dire bien gonflé —, crénelé —la surface doit être bosselée —, d'odeur vineuse — c'est l'odeur de la fermentation qui rappelle celle du vin, ou du vinaigre. S'il n'est pas ainsi : un rafraîchi lui redonnera sa vigueur.

De quantités exactes, Parmentier n'en donne aucune. Les gens étaient censés connaître les proportions d'eau et de farine d'une pâte à pain. C'était selon la consistance de la pâte qu'on voulait obtenir. On pétrissait à la main, et la main ressentait la pâte, si elle paraissait trop épaisse, on rajoutait de l'eau, si elle semblait liquide, on ajustait avec de la farine. A la main, on sent très bien si la pâte se "tient" ou si elle est molle et coulante. On sent sa prise de force au cours du pétrissage, son élasticité grandissante. Aujourd'hui on pétrit au robot, on a donc besoin de quantités exactes.

Parmentier décrit le pétrin, qui était une auge en bois, et donne des conseils sur le pétrissage. Il parle aussi du four, de son préchauffage. Les fours à bois mettent longtemps pour arriver à la bonne température, il faut donc commencer à faire le feu en même temps qu'on commence l'apprêt du pain en banneton. On n'a pas ce problème-là avec nos fours modernes.

Vous pouvez télécharger le livre de Parmentier sur le site de Gallica, c'est ICI.

Dans le prochain billet, qui sera plus pratique, nous ferons la fabrication d'un pain pas à pas pour illustrer cette méthode et l'adapter aux conditions de notre époque. Je vous expliquerai aussi comment transformer son four pour avoir (presque) les conditions d'un vrai four de boulanger.C'est ICI.

D'ici là, bichonnez votre levain ! Si vous n'en avez pas encore, vous avez le temps d'en faire un, allez cliquer ICI.

 

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Posté par _Marie_Claire_ à 16:16 - Du sel - Commentaires [ 31] - Permalien [ #]
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Commentaires sur Faites votre pain comme au XVIII° siècle, de la théorie...

    C'est très intéressant de lire votre message et dans beaucoup de vos commentaires sous les écrits de Parmentier, je me suis "retrouvée".
    Merci du partage et belle journée
    Nathy

    Posté par nathy-l-d, lundi 21 mai 2012 à 10:30 | | Répondre
  • Quel plaisir de lire cet article!

    Je m'en vais de ce pas, rafraîchir Jules (c'est mon levain), car cet après midi je boulange.
    Cela dit, j'utilise avec bonheur et du levain traditionnel et du levain liquide. Quant au pain, je le cuis sur pierre. La recette de mes baguettes, car il est difficile d'en trouver de bonnes, ici au Danemark, est sur mon site.

    Posté par Colette, lundi 21 mai 2012 à 10:56 | | Répondre
  • Tu me donnes à chaque fois l'envie de reprendre mon levain mais faire du pain au levain demande une organisation que j'ai du mal à intégrer dans mes journées
    Bien avant d'ouvrir ce blog tu avais fait un billet (sur un forum, je crois) où tu parlais justement d'organisation. Je ne retrouve plus ce billet ? Peux-tu me donner le lien ?

    Posté par nadine, lundi 21 mai 2012 à 11:14 | | Répondre
  • Fascinant!

    Super intéressant cette plongée dans les conseils de Parmentier. J'attends avec impatience le billet suivant!
    Jusqu'ici, j'utilise une bonne recette de pain au levain seigle/T65, qui donne des résultats satisfaisants. Récemment, j'ai voulu tester avec de la farine de maïs : vraiment pas concluant. C'est lourd et trop dense, et d'ailleurs ça se sent à la pétrissée. Donc c'est vrai, il faut adapter en fonction du ressenti!

    Posté par AnneZ, lundi 21 mai 2012 à 11:29 | | Répondre
  • Nous n'avons pas le même blé. Le moderne a été sélectionné pour contenir plus de gluten. Je ne peux plus en manger sans être ballonnée et ne pouvoir le digérer. Même le pain Poilâne ou Kaiser fait 'à l'ancienne'. De plus je n'aime guère le goût sûret.
    Le pain, c'est facile et difficile, on s'en aperçoit à la longue. Mais ce n'est pas la miche la plus difficile à réussir mais la baguette bien alvéolée, croquante. Si vous connaissez une adresse, à Paris, je suis preneuse.
    Pour ma part, j'ai renoncé.
    Très belle journée !

    Posté par chris, lundi 21 mai 2012 à 12:30 | | Répondre
  • Lien vers le document

    Sauf si je suis passé à côté, je n'ai pas vu de lien vers le document dans le billet.

    Le voici donc sur le site de la Bibliothèque nationale de France : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k108966h

    Posté par Jérémie, lundi 21 mai 2012 à 12:37 | | Répondre
  • Quel régal de lire cet article, et de voir que de nos jour, nous n'avons vraiment rien inventé ! J'attends ton billet suivant pour savoir si je me lance ou pas ............

    Posté par Geneviève, lundi 21 mai 2012 à 13:53 | | Répondre
  • Habitant Singapour, c'est évidemment Erika qui m'avait donné le lien de votre blog pour en finir avec le pain de mie.
    Avec 4 jeunes enfants, j'ai utilisé 2 fois des mesures précises mais je fais maintenant mon pain au jugé et ça fonctionne !
    Mon four n'ayant aucune fonctionnalité, j'ai hâte de lire votre prochain billet & bravo pour votre blog qui est super.

    Posté par Emmanuelle Biz, lundi 21 mai 2012 à 14:31 | | Répondre
  • @ Nathy : merci ! moi aussi je m'y suis retrouvée c'est pour ça que je m'y suis intéressée plus précisément.

    @ Colette : oui, les deux sortes de levain donnent de bons résultats, je pense que c'est juste une question de préférence dans la manière de travailler.

    @ Nadine : oui je me souviens, je cherche et je reviens te dire ça. En étant à la maison au moins un jour par semaine,le week end par exemple, on peut très bien faire du pain au levain.

    @ Anne : la farine de maïs n'est pas panifiable. On doit l'utiliser en mélange avec une farine de blé, sinon, on ne peut pas obtenir autre chose qu'un genre de "brique".

    @ Chris: justement la panification au levain permet de pallier à ces effets indésirables des farines, surtout ceux des farines complètes qui contiennent certains toxiques comme l'acide phytique. Le goût acidulé dépend aussi de la manière de panifier, on peut très bien avoir un pain au levain très doux en goût, pas du tout acide. Tout est dans la manière de préparer le levain, et dans les températures de fermentations. Je suis tout à fait d'accord que le pain le plus difficile à réussir est la baguette, et que très peu de boulangers en font de vraiment parfaites.

    @ Jérémie : Merci ! J'avais omis de mettre le lien, on peut même télécharger le document sur son ordinateur si l'on veut.

    @ Geneviève : c'est même fascinant de voir comment certaines choses se perpétuent intactes depuis très longtemps.

    @ Emmanuelle : merci pour les compliments, je suis bien contente de semer des graines aussi loin. Le levain va avoir une nouvelle tradition à Singapour maintenant...

    Posté par Marie-Claire, lundi 21 mai 2012 à 18:21 | | Répondre
  • fi cet article eft trèf inteffant, il eft auffi bien documenté. J'ai apprif plein de chofef, merci !

    Posté par Saturnin Abadie?, lundi 21 mai 2012 à 22:03 | | Répondre
  • Il faut lire intéreffant bien fur...

    Posté par Saturnin Abadie?, lundi 21 mai 2012 à 22:04 | | Répondre
  • Il avait un sacré cheveu sur la langue ce Parmentier!

    Posté par Virginie, mardi 22 mai 2012 à 01:34 | | Répondre
  • Posté par Marie-Claire, mardi 22 mai 2012 à 09:57 | | Répondre
  • Paffionnant, merci Pour ctte fiche de lecture. Je me sens l'ame d'une bonne menagere

    J'en profite pour t'annoncer la naissance d'un nouveau levain dont tu es la marraine (Aristote n'a malheureusement pas survecu a une trop longue absence, malgre toutes mes tentatives pour le ranimer). Il est ne le 6 mai, a deja donne pleusieurs beaux pains, et se prenomme Francois. merci encore pour la methode, efficace.

    Posté par gracianne, mardi 22 mai 2012 à 10:54 | | Répondre
  • Merci Gracianne et longue vie à François, alors !(hihi très bien le choix du prénom en fonction de la date de naissance).

    Posté par Marie-Claire, mardi 22 mai 2012 à 11:03 | | Répondre
  • bonjour première fois ici c'est chouette

    un article très interessant ! j'ai hâte de lire la mise en pratique ! avec les photos )

    Posté par nessa, mardi 22 mai 2012 à 21:07 | | Répondre
  • magnifique et passionnant article!

    Posté par egeltje, mardi 22 mai 2012 à 21:23 | | Répondre
  • Passionant

    Merci de cette jolie leçon d'histoire . c'est passionant notre passé vu sous un angle appétissant
    Merci Marie -Claire

    Posté par MissLN, mercredi 23 mai 2012 à 00:50 | | Répondre
  • Merci mille fois pour ce super article...passionnant comme toujours !! Je me disais bien que les comptes d'apothicaires ce n'etait pas pour moi...et je reussis bien mieux mes pains au levain au jugé qu'avec une calculette a la main !! Biz de Singap' où un fan club verra bientot le jour on dirait !

    Posté par aurore, mercredi 23 mai 2012 à 04:56 | | Répondre
  • Alchmistes

    Je me suis régalée à lire ton article. Je me serais crue dans un livre d'alchimiste.Et ce sel dont on pouvait se passer cela me fait réfléchir moi qui suis une vraie salière ... Amitiés.

    Posté par Ariaga, jeudi 24 mai 2012 à 18:18 | | Répondre
  • Je crois t'avoir dit il y a quelques temps de ça que mon Hercule était au congélateur depuis 4/5 ans. Je suis tellement tentée par tous tes articles sur le levain que j'ai décidé de le réanimer et figure-toi que ça a marché. Après maintes perfusions et gavages adaptés il est maintenant tout guilleret. Qui l'eut cru ?

    Posté par nadine, vendredi 25 mai 2012 à 08:48 | | Répondre
  • Oui, il y a certaines "écoles" où l'on conserve le levain au froid, voire au congélateur.
    Mais je suis dubitative et je t'explique pourquoi : certaines des bactéries qui font la biodiversité du levain meurent en dessous de 8°C. Les levures sont peut-être préservées, mais pas l'intégralité des autres micro-organismes. Ce qui fait qu'on perd des arômes et d'autres propriétés du levain, par exemple la bonne conservation, la meilleure digestibilité et les propriétés nutritionnelles comme la destruction de l'acide phytique.
    Et enfin, s'il faut plus de 4 jours pour réanimer un levain congelé, autant en créer un nouveau, ça n'irait pas moins vite !

    Ceci dit, si ton levain est en forme, je t'encourage vivement à essayer le prochain pain. En attendant, continue de le rafraîchir avec son poids de farine et le tiers d'eau. A force de rafraîchis, tu vas lui intégrer des nouvelles bactéries qui sont dans la farine, et alors son équilibre reviendra à la longue. (Si tu as de l'excédent, tu peux l'intégrer dans des crêpes, c'est très bon.)
    Alors à bientôt pour de nouvelles aventures !

    Posté par Marie-Claire, vendredi 25 mai 2012 à 10:03 | | Répondre
  • Je suis une "passionnée" de pain au levain.Mon levain a plus de 3 ans et j'éprouve toujours autant de plaisir à le "nourrir"et à réaliser des boules cuites en cocotte fermée. Super de voir comment les gens faisaient leur pain "dans le temps"...Merci de ton partage!

    Posté par betsa, dimanche 27 mai 2012 à 21:21 | | Répondre
  • Mon grain de sel !

    10 g de sel par kilo, c'est ce que j'ai (à peu près) toujours pratiqué. Mais, à partir de mon 3e déménagement depuis mes débuts de boulange, j'ai souvent trouvé mon pain moins bon, avec un arrière goût amer et une impression de manque de sel. Les "spécialistes" de mon entourage que j'ai questionnés, en leur faisant goûter mon pain, m'ont dissuadée de saler plus.
    Et puis, allez savoir pourquoi, et pas avant, la dernière fois que j'ai fait du pain j'ai salé au jugé, je suis persuadée d'en avoir mis beaucoup moins, et mon pain était très très bon.

    Posté par Mag à l'eau, dimanche 3 juin 2012 à 01:32 | | Répondre
  • @ Mag a l'eau, merci pour ces précisions. Très souvent les gens trouvent que leur pain n'est pas assez salé quand ils font les recettes avec moins de 20 grammes au kilo. C'est fou le nombre de réflexions que j'ai dans ce sens. Mais oui, le pain au levain est aussi très bon, et même meilleur avec moins se sel, car de nombreux arômes ressortent.

    Posté par Marie-Claire, dimanche 3 juin 2012 à 14:36 | | Répondre
  • Bonjour,
    je viens de découvrir votre blog : il correspond exactement a ce que je cherchais sur le fond et en plus il est très rigolo a lire sur la forme. Bravo, on a tellement vite fait de s'emmerder, même sur des recettes de cuisine... Vous êtes intéressante et marrante, tout votre site est conçu avec gout! Je crois que je vais tout lire, même ce qui m’intéresse moins...

    Posté par chessyfun, samedi 23 juin 2012 à 16:03 | | Répondre
  • Bonjour Chessyfun, et merci beaucoup pour vos compliments, ça me touche d'autant plus que c'est exactement ce que j'essaie de faire : qu'on s'amuse, qu'on apprenne et qu'on ne s'ennuie surtout pas à lire les recettes ! la vie est courte, profitons de chaque minute. Merci

    Posté par Marie-Claire, samedi 23 juin 2012 à 16:55 | | Répondre
  • le pain tel qu'il devrait être

    ET bien voilà exactement ce que nous faisons au moulin avec nos fabrications de pain au levain cuits au feu de bois. Notre levain cela fait 9 ans que nous l'utilisons. Et encore il vient de l'ancien boulanger du moulin. Et comme nous avons pris la précaution d'en déshydrater, à la façon des meringues, quand il faibli nous lui rajoutons quelques grains de levain déshydratés. ET chaque mois c'est avec plaisir que nous transmettons ce moyen de fabrication. de fabrication

    Posté par Meunier1806, samedi 25 août 2012 à 18:20 | | Répondre
  • Superbe ! Je remet le lien de votre site en clair, pour que les internautes aillent le voir :
    http://www.moulin-lugy.fr/

    j'aime beaucoup votre slogan : "deux mains (demain) comme autrefois".

    Posté par Marie-Claire, samedi 25 août 2012 à 18:31 | | Répondre
  • et oui

    Sans être passéiste il faut se servir d'hier pour avancer demain comme vous le faite avec ces écris de Parmentier !!!!!! Et avec une roue produire de l'électricité!

    Posté par Meunier1806, samedi 25 août 2012 à 18:43 | | Répondre
  • Merci !

    Posté par Marie-Claire, samedi 25 août 2012 à 19:22 | | Répondre
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