mardi 28 juin 2011

Tout ce que vous avez voulu savoir sur la blogosphère culinaire enfin dévoilé !

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Une grande étude sur la blogosphère culinaire vient d'être réalisée à l'initiative du site 750 g.com. Les détails de cette enquête ne manquent pas d'intérêt. Que vous soyez blogueurs ou lecteurs de blogs, vous allez apprendre qui sont ces passionnés de bonne cuisine.

L'étude est réalisée sur un panel important :   1 387 blogueurs culinaires francophones ont été interrogés (dont 96% résident en France) et 621 personnes ont répondu. Soit environ 20% des 3 268 blogs culinaires actifs en mars (actif, c'est à dire : ayant posté au cours des 90 jours). Hé oui, il en existe beaucoup !  Je précise que je n'ai pas été interrogée dans cette étude, mais je m'y reconnais sur quelques points par ci par là (par exemple : je suis une fille...)

Un monde de filles
Les blogueurs culinaires sont à 94 % des blogueuses, si !  La plupart entre 30 et 44 ans. C'est étonnant parce que que les blogueurs en général, tous sujets confondus, sont principalement des hommes (entre 65 et 84 % selon les enquêtes déjà réalisées).

Des filles savantes
52% des blogueuses culinaires interrogées ont un diplôme supérieur (à partir de Bac +3) contre 15,8% de la population française féminine.

De grandes lectrices de magazines 
cuisine-actuelle-juillet-2011-n-247_200x200Si 75 % s'inspirent de livres de cuisine, ils sont 57% des blogueurs (-euses) culinaires interrogés puisent leurs idées dans la presse magazine culinaire.

83%
d’entre eux ont lu au moins un magazine culinaire au cours des deux mois précédant l’enquête, et je suis fière de vous annoncer que c’est le magazine Cuisine Actuelle qui est plébiscité en premier (lu par 39% des blogueurs culinaires interrogés). C'est justement le magazine dans lequel j'écris, ayant plusieurs rubriques chaque mois, aussi suis-je très flattée et heureuse que mes recettes puissent être un sujet d'inspiration, ou au moins d'intérêt, pour ces passionnés de cuisine !
Cuisine actuelle étant le premier magazine culinaire en France, le plus vendu, cela ne m'étonne pas tellement, en définitive.  J'en profite pour vous dire que ce mois-ci, j'y ai réalisé un dossier très alléchant sur les bocaux, des recettes fraîches et faciles pour l'été, ainsi qu'une superbe tarte tropézienne, qui régalera vos petits déjeuners ou vos goûters du retour de la plage, fin de la parenthèse.

Et qui cuisinent beaucoup, beaucoup.
En moyenne, les blogueuses culinaires passent 2 h 53 par jour à cuisiner en semaine, et 3 h 19 le week end, ce qui est véritablement énorme, surtout quand on pense que la population française ne passe que 48 minutes en moyenne à préparer les repas quotidiens.

Il n'y en a que 8,5 % qui exercent une profession liée à la cuisine, mais 17 % souhaiteraient devenir professionnelles. Le blog serait-il un tremplin vers d'autres activités plus pratiques, ou une manière de rêver sa vie ?

Leur motivation ? Le partage !
78 % veulent partager leur passion. 55 % se servent du blog comme archivage personnel pour leurs recettes. Dans 49 % des cas, il y a la volonté de diffuser des recettes.

Peut-on être blogueur professionnel ?
Côté finances, la majorité des blogs, 65 %, ne rapportent rien à leurs auteurs,  seuls 23 % rapportent moins de 50 euros mensuels et 5 personnes gagnent plus de 500 euros par mois grâce à leur blog. Aucun ne déclare gagner plus de 1000 euros.

Ils sont 14 % à refuser les sollicitations des annonceurs publicitaires. Dans 80% des blogs qui ont de la publicité, celle-ci est gérée par la plateforme hébergeant le blog, sans que le blogueur puisse intervenir ni sur l'emplacement, ni sur le contenu. 56 % ont réalisé des partenariats avec des marques et seulement 8 % déclarent rédiger des billets sponsorisés. Il n'y a pas de corrélation entre l'audience du blog et le fait d'être sollicité, les marques voulant toucher la totalité de la blogosphère. Un blog est jugé très prescripteur !

Quelle est l'historique des blogs de cuisine ?
On remarque trois temps dans l'histoire de la blogosphère. Les blogs culinaires apparaissent à l’orée des années 2000, puis leur nombre croît rapidement entre 2004 et 2009. Le taux de croissance ralentit à partir de 2008 et le nombre de blogs créés diminue drastiquement après 2009. On croit qu'il existe un engouement constant pour l’activité du blogging, mais en réalité il semble, si la tendance est durable, que le pic de création des blogs culinaires soit derrière nous.

Et leur audience ?
La moyenne de leur audience est de 324 visiteurs uniques par jour. Seuls 13 % des blogs ont plus de 1000 visiteurs par jour, et 50 % en ont moins de 100.  L'audience croît avec le fait de diversifier les sujets : recettes, restaurants, produits, événements...

La blogosphère favorise ses pionniers : ils focalisent sur eux l’attention et la fidélisation du public. Dans la mesure où l’ancienneté des blogs est aussi corrélée à l’âge des blogueurs, il en résulte que les blogueurs à forte audience (plus de 250 visiteurs par jour) sont aussi souvent les blogueurs les plus âgés (les plus de 40 ans sont surreprésentés).

Que vous soyez blogueur ou non, si cette étude vous intéresse, vous pouvez la télécharger dans sa version intégrale en cliquant ICI.

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Posté par _Marie_Claire_ à 07:29 - Du ciel - Commentaires [ 28] - Rétroliens [ 0]
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jeudi 23 juin 2011

Planète barbecue : vive la cuisine en plein air !

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Les amateurs de cuisine au charbon de bois ne doivent pas manquer ce livre, c'est un incontournable, qui fait suite à cette bible-ci (clic), dont je vous avais parlé l'année dernière. Certains prétendent que l'été va être chaud, raison de plus pour sortir les barbecues.

planetebbqL'auteur, Steven Raichlen est un spécialiste et on sent sa passion pour la chose grillée tout au long du livre. Les photos sont alléchantes, et les recettes le sont encore plus. Non seulement techniquement irréprochables, elles sont aussi authentiques.

Ce livre nous emmène dans un voyage autour du monde et présente les recettes de tous pays et de tous les continents : viandes, légumes, poissons, pains, sauces d'accompagnements...

Il y a des choses que vous ne verrez nulle part ailleurs, comme cet étonnante recette de porc mariné aux épices cuit au feu de bois sur un grill à bascule traditionnel de la région de Sarrebrück, dégustée là bas et dont j'ai longtemps cherché la vraie recette, trouvée dans aucun livre. Il y a aussi plusieurs recettes de plats que j'ai mangés à Singapour, et que j'ai été heureuse de retrouver, comme la raie rôtie dans une feuille de bananier  (je vous en ai donné une recette ICI, un peu différente de celle de ce livre), ou les otak otak, de délicieuses petites papillotes de poisson dans une farce au lait de coco. 

Connaissiez vous l'agneau grillé dans une pelle ? Il nous vient d'Australie, comme le barramundi en écorce de niaouli, mais cette recette est moins facile à faire à la maison sous nos latitudes. Et la truite rôtie sur une bûche de bois ? Elle est canadienne, on s'en serait un peu douté. Ces recettes et d'autres aussi étonnantes, tels les véritables yakitori comme au japon, sont dans le livre, avec des tonnes de conseils pratiques et "vécus" pour réussir. Je vous rassure, la plupart des recettes ne nécessitent pas d'autre matériel qu'un simple barbecue, ou un feu de bois entre quatre pierres, quelques brochettes et une grille.

Ce que j'ai beaucoup aimé aussi, ce sont les pages qui nous présentent les traditions de la grillade et de la cuisine en plein air dans les cinq continents, pays par pays, avec toutes les spécialités, les meilleurs endroits où les déguster, et les portraits des gens qui les préparent dans la vraie vie. Cela fourmille d'anecdotes et de conseils pratiques vraiment utiles.

Ça donne envie de s'y mettre ! Vivement qu'il fasse beau

Planète barbecue, Steve Raichlen, éditions de l'Homme ; 455 pages, 255 recettes de 60 pays.

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Posté par _Marie_Claire_ à 19:07 - Du ciel - Commentaires [ 4] - Rétroliens [ 0]

dimanche 19 juin 2011

Raie grillée sur la braise dans une feuille de bananier

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Cela ressemble à de la cuisine paléolithique : des braises, des feuilles de bananier en guise d'ustensile et d'assiette. En bouche ça explose. C'est parfumé, soyeux, juteux et moelleux. J'ai dégusté cette raie au barbecue à Singapour, c'est un classique de la cuisine peranakan, (voir ici, clic) et c'est un des meilleurs souvenirs gustatifs du séjour.

stingray1

Cette cuisine paléolithique de Singapour est très élaborée : la raie cuite sur les braises est enfermée dans une feuille de bananier qui la protège de la chaleur et du dessèchement comme une papillote. La papillote garde intacts toute la saveur et tout le moelleux de la chair. La feuille de bananier brûle et noircit, ce qui donne au poisson une saveur supplémentaire de fumé. On ouvre et on hume les parfums, c'est le premier plaisir de ce plat.

Si on n'a pas de bananier dans son jardin, on trouve des feuilles surgelées dans les épiceries asiatiques. Si on n'en trouve vraiment pas, une feuille d'aluminium peut faire l'affaire, je l'ai essayé, c'est pas mal non plus même si ça n'a pas exactement le même goût. Il vous reste à planter le bananier, j'en ai vu l'autre jour en jardinerie. À défaut de bananes, vous aurez toujours les feuilles pour votre cuisine paléolithique. Pour assouplir les feuilles, il faut les faire un peu chauffer, par exemple  ou dans une poêle, quelques minutes suffisent, ou encore quelques secondes, pas plus, sur la grille du barbecue.

stingray2

La raie doit être pelée, mais pour vérifier sa fraîcheur, il vaut mieux l'acheter avec la peau, qui doit être recouverte d'un mucus visqueux. Elle ne doit en aucun cas sentir l'ammoniaque. Demandez au poissonnier, avec un sourire, de la peler, si c'est un vrai poissonnier qui aime son métier, il vous le fera volontiers. Sinon, changez de poissonnier.

Pour 4 personnes :
1 belle aile de raie de 600 à 800 g, sans la peau

1 citron vert
1 ou 2 piments rouges frais, ou plus, si l'aventure vous tente, ou de la pâte de piment
1/2 cuil. à café de pâte de crevettes (épicerie asiatique)
1 cuil. à soupe d'huile d'arachide ou de tournesol
2 cuil. à soupe de sauce soja épaisse
1 feuille de combawa (kaffir lime leave), ou un peu de zeste de combawa râpé
1 oignon
1 feuille de bananier (jardinerie ou épicerie asiatique)
Sel

Assaisonnez le poisson sur les deux faces avec un peu de sauce soja, éventuellement un peu de sel (la sauce soja est déjà salée), et du jus de citron vert. Réservez, le temps de préparer la suite.

assaisonn

Hachez finement le ou les piments. Si vous craignez le feu, ajoutez 2 tomates épépinées et concassées et retirez les graines du piment, ce sera alors beaucoup moins piquant. Par contre si vous aimez que ça pique, laissez les graines. A vous de voir selon votre tolérance et la force de votre piment.

Faites griller le petit morceau de pâte de crevettes soit directement sur une flamme en la tenant au bout d'une brochette, soit dans une poêle sèche, pendanr 3 à 4 minutes, jusqu'à ce qu'elle soit rôtie et forme une croûte. C'est pour enlever la forte odeur de fermentation. Vous allez trouver que ça sent mauvais, mais vous verrez que le goût se sera pas pareil, c'est comme pour le munster ou le maroilles !

Mélangez-le piment haché avec la pâte de crevettes chaude, l'huile et la sauce de soja épaisse. Ajoutez la feuille de combawa débarassée de la nervure centrale et finement ciselée. Le mieux est d'écraser tout cela ensemble dans un mortier.

mortier

Admirez mon joli (et très efficace) mortier, acheté chez Ikea pour une bouchée de pain.

Egouttez le poisson, recouvrez-le avec cette préparation, répartissez dessus l'oignon émincé, puis enveloppez le tout dans la feuille de bananier, en mettant la partir foncée de la feuille à l'extérieur. Si vous optez pour l'aluminium, doublez la feuille du dessous et percez celle du dessus d'un petit trou à l'aide d'une brochette. Faites griller sur le barbecue, à chaleur moyenne, pas trop près des braises, pendant 15 minutes environ, selon l’épaisseur de l'aile de raie. La feuille de bananier doit noircir, mais pas brûler complètement !

Dégustez avec des quartiers de citron vert, et du riz blanc, et léchez vous les doigts !

Un dernier conseil : ne faites pas de portions individuelles, c'est meilleur cuit en un seul morceau dans une grande feuille. On a ensuite le plaisir de partager.

bananier

A Singapour, les bananiers poussent sur les trottoir, et s'invitent dans la fenêtre d'un temple hindou.

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Posté par _Marie_Claire_ à 07:50 - Du sel - Commentaires [ 9] - Rétroliens [ 0]
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mercredi 15 juin 2011

Pour une salade de pommes de terre parfaite

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Il faut profiter des pommes de terre primeur pendant qu'il y en a. Celles qui viennent des îles de l'Atlantique, Ré ou Noirmoutier sont particulièrement succulentes. Tellement bonnes cuites tout simplement à l'eau : elles ont déjà un goût de beurre sans qu'on ait besoin d'en mettre ! Elles donnent toute leur saveur dans cette salade servie tiède qui est un bonheur absolu.

saladepatatesgp

Pour qu'une salade de pommes de terre soit un vrai délice et non pas une plâtrée étouffe-chrétien, qui boit énormément d'huile et qui vous la restitue sur les hanches, il faut respecter quelques règles.

Évidemment bien choisir les pommes de terre. Moi, pour la salade, je préfère les variétés à chair tendre, mais c'est une question de goût. Celles à chair ferme donnent un résultat plus sec, moins moelleux et crémeux. Les primeurs, quelle que soit leur variété, sont tendres et idéales. Cueillies avant maturité, elles sont parfumées, plus juteuses et moins farineuses que les autres. leur peau est très fine, pas besoin de les peler, il suffit de les frotter avec un torchon un peu rugueux, ou même une éponge grattante, pour enlever le surplus de peau.

Ensuite, il faut les faire cuire entières, en démarrant à l'eau froide salée. Selon leur grosseur, on compte 12 à 15 minutes d'ébullition. On teste la cuisson avec la lame d'un couteau pointu qui doit s'enfoncer sans résistance. (Les pommes de terre non primeurs ont une cuisson plus longue).

Et enfin, il y a un truc pour qu'elles ne se gorgent pas de toute l'huile de la vinaigrette, que je vous donnerai au fil de la recette.

Salade de pommes de terre primeurs de Noirmoutier, ou d'ailleurs
Pour 4-5 personnes :

1 kg de pommes de terre primeurs
1 à 2 cuil. à soupe de moutarde
1 cuil. à soupe de crème épaisse
3 cuil. à soupe de vinaigre
4 cuil. à soupe d'huile d'olive
1 oignon
1 échalote
1 joli bouquet de fines herbes : persil, ciboulette, estragon
1 gousse d'ail
1 cuil. à soupe de câpres égouttées
5 cl de vin blanc sec
Sel, poivre du moulin

Pendant que cuisent les pommes de terre, on prépare la sauce dans un grand saladier. On met dans le saladier une belle cuillerée de moutarde, on ajoute la crème, le vinaigre, l'huile, du sel et du poivre, on émulsionne le tout.  On épluche et on émince l'oignon en rouelles et l'échalote en petits dés, on cisèle les herbes, on hache la gousse d'ail ainsi que les câpres. On ajoute ces aromates. On mélange, on goûte et on rectifie l'assaisonnement, qui doit être relevé.

Dès que les pommes de terre sont cuites, on les égoutte, on ne les laisse surtout pas reposer dans l'eau, elles s'en gorgeraient et perdraient leur saveur.

Et maintenant il va falloir se dépêcher, car c'est à cet instant que tout va se jouer !
Il est impératif que la salade de pommes de terre soit assaisonnée chaude. J'insiste. C'est la condition sine qua non pour que ce soit goûteux, moelleux et léger. Il n'y a aucune comparaison : vous mettrez moitié moins d'huile ! Donc coupez vos pommes de terre très chaudes en rondelles épaisses et mettez-les au fur et à mesure sur la sauce dans le saladier. Ne mélangez pas tout de suite. Quand toutes les pommes de terre sont dans le saladier, arrosez-les, bien chaudes, avec le vin blanc, en le répartissant sur les tranches. Attendez au moins 30 secondes : elles boivent. Silence, laissez-les finir. Le fait qu'elles sont chaudes va leur faire avaler tout le liquide. Vous pouvez aussi remplacer le vin par du vinaigre de cidre, ou même du bouillon. Ainsi elles ne se gorgeront pas d'huile et resteront extrêmement moelleuses. La vinaigrette restera autour et non pas dedans. Maintenant vous pouvez mélanger. Mais délicatement, pour ne pas trop briser les tranches. Elles s'écrasent quand même un petit peu, c'est normal et ce n'est pas grave, c'est même meilleur, cela va donner une consistance crémeuse à la sauce qui va les enrober en se mêlant à la chair fondante des tubercules. Tout est dans l'équilibre entre les tranches écrasées et les intactes.

Si vos pommes de terre n'étaient pas des primeurs
Lavez-les soigneusement puis faites-les cuire avec leur peau. (On appelle ça en robe des champs, et non pas de chambre comme on l'entend parfois. Je signale aux gens des villes que les pommes de terre poussent dans les champs et pas du tout dans les chambres). Après la cuisson, pelez-les quand elles sont chaudes, oui, je sais, on se brûle. Il faut les tenir au bout d'une fourchette pour les peler et c'est alors facile. Suivez ensuite la même méthode pour le vin blanc et la sauce.

saladepatates

Pour un plat complet, vous pouvez l'agrémenter d’œufs durs, de saumon fumé, de lamelles de jambon. Chez nous, elle a accompagné les harengs marinés achetés chez Ikéa, un peu aigre-doux, ils fondent littéralement dans la bouche et sont un véritable délice, rien à voir avec les harengs saurs habituels, trop salés, fermes et plein d'arêtes. Hé oui, acheter des harengs chez un marchand de meubles, je ne suis pas à un paradoxe près.

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Posté par _Marie_Claire_ à 10:31 - Du sel - Commentaires [ 29] - Rétroliens [ 0]

mardi 14 juin 2011

Connaissez-vous le nom de cette épice ?

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Chers lecteurs et lectrices de tous les horizons, je fais appel à vos lumières.

epiceinconnue

La taille est celle d'une noix de Grenoble, plus gros qu'une noix de muscade. C'est dur, ne semble pas creux à l'intérieur. C'est utilisé dans la cuisine asiatique, notamment pour aromatiser le porc au caramel.

Je l'ai d'une grand mère laotienne, qui ne sait pas le nom en français (d'ailleurs il n'y a peut-être pas de nom en français). Alors si l'un de mes lecteurs la connait, qu'il écrive un commentaire sous ce billet.  J'apprendrai avec plaisir à faire connaissance avec cette inconnue !

Il n'y a rien à gagner, hormis mon immense considération...

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Posté par _Marie_Claire_ à 12:05 - Du ciel - Commentaires [ 14] - Rétroliens [ 0]
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samedi 11 juin 2011

Les œufs batifolent dans une verte prairie et s’amollissent de béatitude

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Voici une entrée toute printanière, avec des couleurs qui nous mettent en joie. J'ai gardé de mes études d'Art un goût immodéré pour la couleur. Là je suis servie. C'est une recette de Marc Veyrat, on ne peut plus simple à réaliser. De plus elle est prête... juste le temps d'aller se faire cuire un œuf.

oeufroquette1

J'ai trouvé cette recette dans l’application pour Iphone Marc Veyrat facile (clic), déformation professionnelle, je suis à l'affût de tout ce qui a trait de près ou de loin à la nourriture... Cette application tient ses promesses car elle présente 40 recettes originales et vraiment très faciles, avec des ingrédients qu'on ne met pas 107 ans à réunir ! J'ai à peine modifié ces œufs, parce que je suis absolument incapable de faire une recette à la lettre. Je suis comme ça, il faut toujours que je mette mon grain de sel. Mais un rien, des bribes : l'ajout des baies roses. (C'est que Marc Veyrat, distrait, les a oubliées sans aucun doute). La recette originale est fort bonne toutefois.

En plus c'est rigolo, cette application. On coche la case "main libre", alors une voix suave nous dicte la recette étape après étape, sans qu'on ait besoin de regarder l'écran. C'est le GPS de la recette de cuisine ! Et pour passer à l'étape suivante, il suffit de frôler l'Iphone avec la main, sans le toucher pour le pas risquer de le salir avec nos doigts pleins de crème. Elle est pas belle la vie ?  Il y a peut-être des gens blasés, mais moi qui suis née à un âge* où les disques étaient en vinyle et les téléphones bien accrochés à leur fil dans les maisons, tout ça m'émerveille un brin. 

*À l'époque, j'écrivais même mes devoirs avec une plume sergent major, puis je suis passée au stylo bille, à la machine à écrire, si, ça a existé, c'est pas une légende ; et aujourd'hui j’écris un blog à l'ordinateur. Vous vous rendez compte du chemin parcouru depuis la préhistoire. Non, je n'ai pas connu la plume d'oie. Faut pas exagérer.

Œufs mollets au coulis de roquette, pour 4 personnes :

oeufroquetteTGP1 très grosse poignée de roquette (100 g environ)
Environ 10 cl de crème liquide
4 œufs
1 trait de vinaigre blanc
Sel, poivre, sucre
Quelques baies roses

Mettez les feuilles de roquette dans un mixeur avec 4 à 6 cuil. à soupe d'eau. Mixez puis ajoutez peu à peu la crème fraîche. Mac Veyrat ne précise pas s'il faut de la crème épaisse ou liquide. J'ai utilisé de la liquide et cela convient parfaitement. Salez, poivrez, goûtez, ajoutez une pincée de sucre si la roquette est amère, et redonnez un coup de mixeur pour que ce soit bien homogène. Admirez la belle couleur de prairie verte ! On se croirait là haut dans les alpages au printemps. Réservez, on passe à la suite.

Marc Veyrat nous donne un truc : tapotez les œufs entre eux et écoutez le son qu'ils produisent pour savoir s'ils sont fendus ou pas. Là je rajoute : oui, mais ne les tapotez pas trop fort tout de même, sous le prétexte de savoir le bruit que font les œufs fendus ! C'est là que les développeurs de l'application auraient dû rajouter les sons des œufs fendus et pas fendus pour que l'on puisse comparer ! Un vrai truc pratique ! Trêve de plaisanterie voici ma manière à moi de cuire les œufs mollets. Pardon, monsieur Veyrat, ce n'est pas du tout que je mette en doute votre talent à cuire les œufs durs, loin de là, mais cuits à ma manière, les internautes ne risqueront pas de fendre leurs œufs (sauf s'ils sont fêlés au départ, évidemment, mais ils savent qu'ils ne le sont pas car ils les ont toqués... vous me suivez ?). Et vous connaissez le proverbe... pas deux fêlés.... je m'égare.

Je démarre la cuisson des œufs dans une casserole d'eau froide, non salée, et avec un trait de vinaigre. Je porte sur un feu vif et j'attends l'ébullition. Je baisse alors la chaleur pour que ça frémisse doucement. (Ça ne doit pas faire bloup bloup bloup, mais frrrrrrrrrch avec un bloup de temps en temps). Et je compte 4 minutes, top chrono. Tic, tac.

Je sors les œufs et je les plonge vite dans de l'eau très  froide pour stopper la cuisson. Si on attend, ne serait-ce qu'une minute, on aura des œufs durs, ce qui n'est pas le but. D'ailleurs les œufs durs, je les cuis de la même manière, mais en comptant 5 minutes à partir de l'ébullition. Le blanc sera parfaitement solide, mais avec le jaune encore légèrement onctueux, comme il faut. Si on les veut durs-durs, c'est 6 minutes. Mais c'est moins bon.

Après leur séjour d'une ou deux minutes dans l'eau froide, écalez délicatement les œufs. Attention de ne pas les percer, c'est un peu fragile.

oeugroquetteGP

Répartissez le coulis de roquette dans 4 coupes, ouvrez les œufs et posez-les dessus. Donnez un tour de moulin à poivre. Une pincée de fleur de sel si vous en avez. Décorez avec quelques feuilles de roquette et des baies roses écrasées, ce qui est un ajout de ma part. Je trouvais que la couleur rouge était jolie sur tout ce vert, comme les fleurs dans les alpages, et le parfum s'accorde bien aussi avec celui de la roquette, contrebalancé par la douceur de l’œuf. Je pense qu'il ne dira rien, Marc Veyrat. Ouf.

 

Posté par _Marie_Claire_ à 10:09 - Du sel - Commentaires [ 19] - Rétroliens [ 0]
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mardi 7 juin 2011

Quiche aux épinards, tomate et sésame grillé

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Une quiche aux légumes, c'est parfait pour un dîner d'été, et cela fait manger des légumes aux plus récalcitrants. Et dans le genre, celle-ci est plutôt gourmande : relevée de parmesan, de sésame grillé, la crème y est remplacée par du mascarpone. Vous allez aimer !

tarteepinardtomate

Elle est à base d'une pâte brisée salée, dite "pâte à pâté", que j'utilise aussi pour la tarte à l'oignon, la quiche lorraine,et d'autres tartes salées. Pour avoir la recette de cette pâte, cliquez ICI. Si toutefois vous préférez acheter une pâte toute faite, choisissez-la impérativement pur beurre.

Pour un moule de 25 cm :

tarteepingp1 pâte brisée
2 cuil. à soupe de semoule de blé dur
2 petites tomates
1 kg d'épinards frais
1 cuil. à soupe d'huile d'olive
1 gousse d'ail
Muscade fraîchement râpée
30 g de graines de sésame
3 œufs
150 g de mascarpone
15 cl de lait entier
40 g de parmesan
Sel, poivre du moulin

Allumez le four à 200°C. Placez la grille sur le gradin du bas. Garnissez le moule avec la pâte. Piquez le fond avec les dents d'une fourchette, puis saupoudrez la semoule en la répartissant sur tout le fond de pâte. Réservez au frais.

Coupez les tomates en quartiers, épépinez-les puis coupez-les en gros dés. Saupoudrez-les de sel et faites-les dégorger dans une passoire.

Équeutez les épinards et rincez-les bien. Dans une grande poêle, chauffez l'huile avec la gousse d'ail pelée et écrasée. Quand l'ail commence à colorer, jetez-le, il a rempli son office qui était de parfumer l'huile. Ajoutez les épinards par poignées, et laissez-les fondre. A la fin de la cuisson, quand tous les épinards se sont affaissés, salez-les légèrement. Égouttez-les ensuite dans une passoire. Laissez refroidir, puis pressez-les entre vos mains pour éliminer le maximum d'humidité. Assaisonnez ensuite de sel, poivre et muscade.

Faites griller les graines de sésame dans une poêle sans matière grasse, en remuant sans cesse, jusqu'à ce qu'elles soient légèrement dorées et dégagent une bonne odeur de grillé. Ne grillez pas trop longtemps, attention à l'effet pop-corn : tous les grains qui sautent ensemble hors de la poêle !

Battez les œufs en omelette avec le mascarpone. Ajoutez le lait, le parmesan, du sel et du poivre. Étalez les épinards dans le fond de tarte. Saupoudrez-les avec le sésame et répartissez les tomates. Versez la crème. Enfournez et laissez cuire pendant 30 minutes environ, jusqu'à ce que la surface soit bien dorée. Démoulez 5 minutes après la sortie du four. Servez chaud.

tarteepinard2

Mais froid, c'est très bon aussi.

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Posté par _Marie_Claire_ à 10:01 - Du sel - Commentaires [ 9] - Rétroliens [ 0]
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samedi 4 juin 2011

Clafoutis aux cerises peu orthodoxe, mais très gourmand

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J'aime beaucoup l'association des cerises et des pistaches. L'accord gustatif est parfait, et les couleurs, comme elles sont complémentaires, donnent un plat joli et gai. Et quand, en plus on leur ajoute quelques pépites de chocolat, ça devient presque un péché.

cerises

Quand on a de belles cerises bien croquantes et sucrées, qu'on en a déjà mangé des kilos directement sur l'arbre en concurrence avec les oiseaux, on s'en fait un délicieux dessert, comme ce clafoutis aux trois saveurs : cerises, pistaches et chocolat. Oui, vous salivez déjà, vous avez raison.

Pour 6 personnes :
700 g de cerises
60 g de pistaches (dont 40 g entières et 20 g râpées)
100 g de beurre (dont 20 g pour le moule)
100 g de sucre
4 oeufs
80 g de fécule, ou éventuellement de farine
20 cl de lait
2 cuil. à soupe de kirsch
40 g de pépites de chocolat

Commencez par beurrer un moule de 23 cm environ, puis saupoudrez-le de sucre pris sur la quantité. Equeuez les cerises et mettez-les dans le moule. Je ne dénoyaute pas les cerises, je trouve que le clafoutis est meilleur : les cerises ne perdent pas leur jus, elles restent bien fermes et le noyau donne un meilleur goût. Mais si vous y tenez, vous pouvez les enlever. Parsemez les pistaches entières.

clafout1

Battez les oeufs avec le reste de sucre, ajoutez la fécule, le beurre fondu, le lait et le kirsch. Versez dans le moule.

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Et maintenant, ajoutez les 3/4 des pépites de chocolat ainsi que les pistaches râpées.

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C'est joli, non ? Dommage, à la cuisson cette variété de cerises va perdre sa belle couleur.

Faites cuire le clafoutis dans le four préchauffé à 200°C pendant 35 minutes environ.

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A la sortie du four, tant que c'est chaud, parsemez le reste de chocolat et de pistaches râpées. Laissez fondre.

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Non, pas tout de suite, j'ai dit : laissez fondre. Dégustez froid. Fondez.

 

Posté par _Marie_Claire_ à 15:16 - Du miel - Commentaires [ 19] - Rétroliens [ 0]
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jeudi 2 juin 2011

L'étonnant velouté de radis aux cerises de Grégory Mirer

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Au château de Curzay sur Vonne, dans la Vienne, on déguste les légumes du potager et les fruits du verger dans des préparations toutes fraîches et inventives. Ça explose de vivacité dans les assiettes. Une des dernières trouvailles de Grégory Mirer est ce velouté de radis aux cerises, qui fait un joli effet en arrivant sur la table.

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Je vous ai déjà parlé ICI, clic de Grégory Mirer, le nouveau chef du château de Curzay dans la Vienne. Il vous envoie des plats étonnants dans un style toujours très graphiques.

Ici en version expérimentale et en portion amuse-bouche, son velouté de radis rose à la cerise. C'est ainsi que le chef teste ses créations. Si les clients sont conquis, l'expérience devient un vrai plat de la carte. 

Celui-là  mérite d'être concrétisé en entrée : un velouté froid de radis roses, agrémenté de feuilles d'oxalys en forme de coeur, de petits quartiers de cerises et de gouttes d'huile de noisette. Surprenants accords qui fonctionnent très bien ! C'est délicat et frais en bouche. La cerise apporte du fruité et du croquant sur la douceur un peu amère du radis.

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C'est à déguster au printemps au château de Curzay.

Ou à interpréter à la maison : on fait suer des petits radis roses dans un peu de beurre, on assaisonne, on mouille de bouillon, on cuit, on mixe, on crème, on goûte pour rectifier une pincée de ceci (sel, poivre ?), une goutte de cela (jus de citron pour aciduler ?) ; et on sert froid avec les petits morceaux de cerise. Les invités disent : Oh ! mais où as tu pêché une idée pareille ? Ne me remerciez pas, c'est l'idée de Gregory Mirer. Juste l'idée. Il doit avoir une autre truc pour que ce soit aussi fin et délicieux.

Vite ! Tant qu'il y a des cerises !

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Posté par _Marie_Claire_ à 07:26 - Du ciel - Commentaires [ 8] - Rétroliens [ 0]
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